2 min de lecture Syrie

Syrie : l'armée perd Palmyre mais récupère du terrain à Alep-Est, faisant fuir 10.000 civils

La ville antique est une nouvelle fois tombée aux mains de l'État islamique.

Syrie : le gouvernement fait sauter un tunnel des rebelles à Alep le 19 mai 2015 (illustration).
Syrie : le gouvernement fait sauter un tunnel des rebelles à Alep le 19 mai 2015 (illustration). Crédit : GEORGE OURFALIAN / AFP
Ambre Deharo
Ambre Deharo
et AFP

Dix mille civils ont fui Alep-Est en quelques heures le 11 décembre, alors que l'armée syrienne a repris deux nouveaux quartiers aux rebelles syriens, Maadi et Assila. Un exode en raison "de combats et de bombardements", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Ils se sont réfugiés dans des secteurs sous le contrôle des forces du régime dans la partie ouest d'Alep", a précisé l'ONG. 

Selon les chiffres de l'organisation, quelque 120.000 civils ont quitté Alep-Est depuis le lancement d'une offensive massive du régimeaidé militairement par l'aviation russe, à la mi-novembre. Près de 90.000 civils ont pris la route des quartiers gouvernementaux, tandis que 30.000 se sont dirigés vers les quartiers tenus par les Kurdes. Dimanche soir, selon les médias présents sur place, les bombardements aériens avaient baissé en intensité, mais ceux de l'artillerie se poursuivaient dans la soirée. Le régime de Bachar al-Assad contrôle désormais près de 85 % du territoire à l'origine aux mains des insurgés.

500.000 enfants en souffance

"Le pilonnage est d'une intensité inouïe", avait indiqué le 10 décembre Ibrahim Abou al-Leith, porte-parole de l'organisation des secouristes des Casques Blancs à Alep. "Les rues sont pleines de gens sous les décombres. Ils meurent parce qu'on ne peut pas les sortir de là". De leur côté, les rebelles répliquent la plupart du temps en envoyant des tirs de roquettes vers les quartiers gouvernementaux. Quelque 140 civils ont péri de ce côté-ci de la ville depuis le début de l'opération. Parmi les victimes, de nombreux enfants. Selon le Fond des Nations unies pour l'enfance (Unicef), près d'un demi-million d'enfants à Alep ont besoin d'un soutien psycho-social.

Palmyre, ville perdue

Dans un second temps, l'armée de Bachar al-Assad a perdu le 11 décembre le contrôle de la totalité de la ville antique de Palmyre, tombée désormais aux mains de l'État islamique. L'organisation terroriste a profité que le gros des forces gouvernementales soient mobilisées à Alep afin de lancer une nouvelle offensive. L'armée s'étant retirée d'une partie du sud de la ville. Les bombardiers russes avaient pourtant mené dans la nuit de samedi à dimanche quelque 64 raids contre des positions et convois de l'EI à Palmyre. Des raids qui ont tué quelque 300 membres de l'organisation terroriste et détruit plus de 30 véhicules selon le rapport du ministère russe de la Défense.

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Daech avait pris la ville de Palmyre en mai 2015, et avait notamment détruit une partie des ruines antiques de la ville, classée au patrimoine mondial de l'Humanité.

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