1 min de lecture Syrie

Syrie : Israël aurait détruit le laboratoire servant à fabriquer les armes chimiques

Selon l'armée syrienne, Israël aurait mené des frappes dans la nuit de mercredi à jeudi contre une infrastructure militaire. Jérusalem n'a pas confirmé.

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou en mars 2009
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou en mars 2009 Crédit : AMOS BEN GERSHOM / GPO / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
Journaliste RTL

Ce ne serait pas la première fois qu'Israël frappe le pays déchiré par la guerre depuis 2011. L'armée syrienne accuse Jérusalem d'avoir mené une frappe aérienne contre une infrastructure militaire dans la nuit de mercredi 6 à jeudi 7 septembre. De son côté, Israël n'a pas communiqué. Cette frappe n'a rien d'anodin, comme le fait remarquer Amos Yadlin, l'ancien chef du renseignement militaire israélien, sur Twitter. 

Dans une explication en plusieurs posts, il précise que cette infrastructure est un centre scientifique militaire, un laboratoire pour s'armer, notamment des missiles. C'est aussi dans ces lieux que seraient fabriquées les différentes armes chimiques que Bachar al-Assad utilise contre son peuple, selon l'ONU. 

Amos Yadlin détaille ensuite les différents messages qu'envoie cette frappe, à commencer par le fait qu'Israël "n'allait pas laisser l'Iran et le Hezbollah construire des capacités leur permettant d'attaquer Israël depuis la Syrie", puis que le pays "envoie un message aux grandes puissances sur les lignes rouges qu'il s'est fixées", et enfin le fait que "la présence de l'aviation russe n'empêche pas que des bombardements puissent être attribués à Israël".

Jean-Marc Lafond, directeur d'Action résilience (think-tank sur la radicalisation et le terrorisme), note sur Twitter que la frappe d'Israël arrive "au 10e anniversaire de sa frappe sur un réacteur nucléaire en Syrie" et y voit un "message à l'Iran" ainsi qu'aux autres puissances voulant se doter de l'arme nucléaire, notamment la Corée du Nord

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Le site pris pour cible jeudi, situé au nord de la localité de Mesyaf - entre la ville de Hama (centre) et un port utilisé par la marine russe (Tartous) - serait utilisé par l'Iran, allié du régime, et le Hezbollah. 

Amos Yadlin conclut en appelant à "observer" la suite du conflit qui devrait voir une riposte organisée par la Syrie, l'Iran et le Hezbollah. Soit, les ennemis jurés d'Israël.

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