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Syrie : à Raqqa, plusieurs dizaines de jihadistes de Daesh se sont rendus

L'un des derniers fiefs de l'organisation terroriste voit son "califat" autoproclamé en 2014 s'écrouler face aux offensives menées par la coalition.

Une voiture de l'État islamique dans les rues de Raqqa en Syrie
Une voiture de l'État islamique dans les rues de Raqqa en Syrie
Crédit : AFP
Léa Stassinet & AFP

La ville de Raqqa ne sera bientôt plus aux mains des terroristes. C'est en tout cas ce qu'estime l'un des porte-parole des Unités de protection du peuple kurde, la principale composante des Forces démocratiques syriennes qui combat depuis des mois l'organisation État islamique (EI) dans le pays. "On est sur le point d'en finir avec Daesh à Raqqa", a-t-il indiqué avant d'ajouter : "Mais jusqu'à ce moment, nous luttons contre Daesh".

Entrées à Raqqa en juin, l'alliance de combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes soutenue par la coalition, a progressivement repris près de 90% de la ville, les jihadistes y conservant des poches. Mais ces derniers jours, la ville syrienne a vu des dizaines de combattants se rendre. "Ces dernières 24 heures, environ 100 terroristes de l'EI se sont rendus à Raqqa, et ont été évacués de la ville", a précisé la coalition. 

"Ceux qui se sont rendus sont des locaux, pas des étrangers. Les étrangers ne se sont pas encore rendus", a précisé le responsable des FDS s'exprimant anonymement. Une source militaire des FDS a indiqué que des bus et des camions attendaient à l'extérieur de Raqqa pour conduire les combattants qui ont déposé les armes vers Deir Ezzor, une province dans l'est de la Syrie encore largement contrôlée par Daesh, mais où là aussi les jihadistes font face à une offensive des forces du régime. 

Les combattants étrangers interdits de quitter Raqqa

Il resterait encore 150 combattants étrangers retranchés à Raqqa, selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, Rami Abdel Rahmane. "Ils demandent à pouvoir partir en un seul groupe vers les secteurs sous contrôle de l'EI dans la province de Deir Ezzor", a-t-il précisé. Mais pour la coalition, il est hors de question de laisser les combattants étrangers quitter la ville. 

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Cet été, une évacuation de jihadistes depuis la région frontalière entre le Liban et la Syrie vers la région de Deir Ezzor avait déjà suscité des réactions hostiles de la part de la coalition, qui avait lancé des raids pour empêcher un convoi d'arriver près de l'Irak. Certains pays occidentaux craignent en effet de voir revenir dans leur pays d'origine ces jihadistes chassés de Syrie et d'Irak, synonyme de danger. 

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