1 min de lecture Russie

Russie : une journaliste critique du Kremlin poignardée à Moscou

Une animatrice de la radio russe "Echo de Moscou", connue pour être critique du Kremlin, a été placée en coma artificiel après avoir été poignardée par un homme lundi 23 octobre.

La police enquête au sein de la station de radio russe Echo de Moscou le 23 octobre 2017 à Moscou.
La police enquête au sein de la station de radio russe Echo de Moscou le 23 octobre 2017 à Moscou. Crédit : Vasily MAXIMOV / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

Les journalistes y voient le résultat d'un climat de "haine" alimenté par le pouvoir. Tatiana Felguengauer, rédactrice en chef adjointe de la première radio libre créée à la fin de l'URSS, Echo de Moscou, et présentatrice d'une émission populaire du matin, a été  poignardée dans le cou dans les propres studios de la radio lundi 23 octobre. 

Le Comité d'enquête, chargé des affaires les plus sensibles en Russie, a annoncé avoir ouvert une enquête pour "tentative d'homicide" contre un homme de 48 ans, identifié comme étant russo-israélien.

L'assaillant a pénétré dans les locaux de la radio, situés en plein centre de Moscou, vers 10 heures. Après avoir attaqué le gardien de l'immeuble, il est monté et a poignardé la journaliste dans le cou a expliqué le rédacteur en chef de la radio, Alexeï Venediktov à l'AFP. La femme de 32 ans a été placée en coma artificiel en fin d'après-midi mais ses jours ne seraient pas en danger, selon Alexeï Venediktov.

Une radio souvent attaquée

Le syndicat des journalistes russes a regretté, de son côté, la diffusion récente de reportages à charge contre Echo de Moscou sur la chaîne publique d'information, Rossiïa-24, relais des points de vue du Kremlin. 

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Ces sujets accusaient "les journalistes d'Echo de Moscou et Tatiana Felguengauer personnellement de travailler pour le département d'Etat américain, de collaborer avec des ONG occidentales, de critiquer les autorités et de soi-disant participer aux manifestations" de l'opposant à Vladimir PoutineAlexeï Navalny, a indiqué le syndicat. "Nous estimons que ces sujets alimentent la haine à l'encontre de nos confrères et ont pu provoquer l'attaque contre Tatiana par un individu déséquilibré".

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