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Roumanie : malgré le recul du gouvernement, la mobilisation ne faiblit pas

EN IMAGES - Si le gouvernement a fini par renoncer à assouplir la loi anticorruption, environ 500.000 personnes manifestaient encore dimanche 5 février dans tout le pays.

Manifestation du 5 février à Bucarest Crédits : AFP | Date : 05/02/2017
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Manifestation du 5 février à Bucarest Crédits : AFP | Date : 05/02/2017
Mobilisation monstre à Bucarest en Roumanie dimanche 5 février 2017 Crédits : ANDREI PUNGOVSCHI / AFP | Date : 06/02/2017
Malgré le recul du gouvernement, les Roumains sont massivement descendus dans la rue dimanche 5 février 2017 Crédits : DANIEL MIHAILESCU / AFP | Date : 06/02/2017
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Emeline Le Naour et AFP

La rue reste méfiante. Un demi-million de Roumains ont de nouveau manifesté dimanche 5 février, plus nombreux que jamais à exprimer leur mécontentement vis à vis du gouvernement qui a pourtant battu en retraite et retiré un décret sur la corruption à l'origine de la contestation

Pour la sixième journée consécutive de manifestation, la mobilisation a battu un nouveau record : ils étaient environ 250.000 à Bucarest, sur la place de la Victoire, siège du gouvernement, et autant dans une cinquantaine de villes à travers ce pays de 20 millions d'habitants. "Démission" et "Voleurs", ont-ils scandé dans la capitale, en brandissant des drapeaux aux couleurs nationales et des bannières étoilées de l'Union européenne.

L'exécutif social-démocrate a pourtant capitulé sur un point crucial pour les manifestants, en abrogeant le décret d'urgence qui aurait permis à des hommes politiques d'échapper à la justice. Ce texte a donné lieu au plus grand mouvement de contestation populaire depuis la chute du communisme. Critiqué pour avoir fait adopter cette révision du code pénal par décret, laissant de côté le parlement, le Premier ministre Sorin Grindeanu a promis de "rapidement ouvrir des débats publics avec tous les partis politiques et avec la société civile".

Des peines allégées

Sorin Grindeanu, en place depuis un mois, a exclu de démissionner, déclarant, lors d'une interview télévisée, avoir "une responsabilité envers les gens qui ont voté" pour son parti lors des législatives du 11 décembre. Le chef du parti social-démocrate (PSD), Liviu Dragnea, a durci le ton dimanche 5 février : "si les manifestations continuent après l'abrogation de ce décret, il deviendra clair qu'il s'agit d'un plan ourdi après les élections législatives" de décembre pour faire chuter le gouvernement, a-t-il avancé. 

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Le texte initial adopté par le gouvernement mardi 1er février réduisait sensiblement les peines encourues pour abus de pouvoir et introduisait un seuil minimum de préjudice de 200.000 lei (44.000 euros) pour entamer des poursuites dans la plupart des affaires de corruption. Il faisait craindre à ses détracteurs une régression de la lutte contre la corruption qui s'est intensifiée ces dernières années en Roumanie. 

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