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Rohingyas: les États-Unis annoncent des mesures punitives contre l'armée birmane

Washington a annoncé lundi réduire ses aides aux unités birmanes et aux officiers impliqués dans les violences contre les Rohingyas.

En Birmanie, près de 580.000 Rohingyas ont fui la Birmanie depuis août 2017.
En Birmanie, près de 580.000 Rohingyas ont fui la Birmanie depuis août 2017. Crédit : MUNIR UZ ZAMAN / AFP
Paul Véronique
Paul Véronique
et AFP

Washington hausse le ton. "Nous exprimons notre plus grande inquiétude face aux récents événements dans l'État Rakhine et aux violents abus traumatisants que les Rohingyas et d'autres communautés ont endurés", a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d'État, Heather Nauert, annonçant une série de mesures punitives.

"Il est impératif que toute personne ou entité responsable d'atrocités, y compris les acteurs non-gouvernementaux et les justiciers, soit tenue responsable", assure la porte-parole, détaillant de nouvelles mesures "en plus des restrictions existantes" vis-à-vis des forces armées birmanes et de l'embargo américain "de longue date sur toutes les ventes de matériel  militaire".

Parmi celles-ci, la suspension de l'examen des dispenses de voyage pour les hauts responsables militaires birmans et l'annulation des invitations faites aux hauts responsables des forces de sécurité birmanes pour assister à des manifestations parrainées par les États-Unis.

580.000 rohingyas ont fui la Birmanie depuis août

Des "mesures économiques ciblées" pourraient aussi être mises en place contre les individus liés aux "atrocités", ont annoncé les États-Unis. Les chefs de l'armée birmane sont "responsables" de la crise de la minorité musulmane des Rohingyas, avait déclaré mercredi dernier le secrétaire d'État américain Rex Tillerson.

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D'après les derniers chiffres des Nations unies, plus de 580.000 musulmans rohingyas ont fui la Birmanie depuis le 25 août, pour se réfugier au Bangladesh voisin. Cette crise a débuté quand des rebelles rohingyas, dénonçant les mauvais traitements subis par leur minorité en Birmanie, ont attaqué des postes de police fin août, entraînant une répression sévère de l'armée.

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