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Réfugiés : 10.000 Syriens bientôt accueillis par les États-Unis

Barack Obama a réagi aux critiques qui l'accusent d'être passif face à la crise migratoire déclenchée par le conflit en Syrie.

Des familles de réfugiés et migrants viennent de traverser la frontière entre la Grèce et la Macédoine le 7 septembre 2015
Des familles de réfugiés et migrants viennent de traverser la frontière entre la Grèce et la Macédoine le 7 septembre 2015 Crédit : ROBERT ATANASOVSKI / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
et AFP

Les États-Unis montent au créneau face à la crise des réfugiés déclenchée par la guerre en Syrie et qui a obligé plus de 4 millions de personnes à fuir. En réaction aux voix qui s'étaient élevées pour critiquer la passivité de la première puissance mondiale, Barack Obama a ordonné l'accueil d'au moins 10.000 réfugiés syriens d'ici septembre 2016, selon une annonce de son porte-parole Josh Earnest.

Depuis le déclenchement de la guerre civile syrienne au printemps 2011, les États-Unis ont reçu quelque 1.800 demandeurs d'asile, selon l'exécutif. Et avant cette nouvelle décision, le département d'État avait prévu de recevoir entre 5.000 et 8.000 personnes jusqu'au terme de l'exercice fiscal 2016. À titre de comparaison, le Québec, à lui seul, avait prévu d'accueillir 3.650 réfugiés d'ici décembre prochain. "Personne ne traîne les pieds. (...) Aucun pays n'accueille plus de réfugiés venus du monde entier que les États-Unis", a martelé John Kirby, un autre porte-parole de l'administration.

La crainte d'une infiltration de l'État islamique

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés avait en tout cas suggéré aux autorités américaines d'étudier 17.000 dossiers de Syriens, afin qu'ils soient éventuellement réinstallés aux États-Unis. Et même après l'annonce de la Maison Blanche, l'ONG Human Rights First a communiqué sa déception. Elle estime que l'administration devrait offrir une protection à "au moins 100.000 Syriens l'année prochaine", afin qu'elle soit prise au sérieux par la communauté internationale.

À l'inverse, une partie de la scène politique américaine craint que cette arrivée de réfugiés soit détournée à des fins terroristes. "Nous savons que l'État islamique veut utiliser la route des réfugiés pour envoyer des agents à l'ouest. Cela nous brise le coeur de voir des Syriens innocents fuir la violence dans leur pays (...) mais la meilleure façon de résoudre cette crise se trouve à la source", a déclaré l'élu républicain Michael McCaul, président de la Commission sur la sécurité nationale. Il réclame par ailleurs que le Congrès soit consulté au plus vite.

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En réponse à ces préoccupations, la Maison Blanche assure que la sécurité du territoire sera préservée. "Je peux vous assurer que les réfugiés passent par un processus de sécurité le plus robuste qui soit", a souligné John Earnest.

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