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Macron plaide pour que les droits des Kurdes soient reconnus

Le sujet est tendu depuis la victoire écrasante du "oui" au référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien.

Irak : les Kurdes votent lundi sur leur indépendance
Irak : les Kurdes votent lundi sur leur indépendance Crédit : SHWAN MOHAMMED/AFP
Loïs Richard et AFP

Le premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, a rencontré Emmanuel Macron jeudi 5 octobre à Paris pour parler lutte antiterroriste et relations économiques. À l'issue de cette visite officielle, le Président a plaidé pour que les droits des Kurdes soient "reconnus dans de la cadre de la Constitution" irakienne.

Une déclaration en lien avec le référendum historique qui s'est tenu le 25 septembre dernier. La communauté kurde d'Irak s'est prononcée sur son indépendance à Kirkouk. Le "oui" l'a emporté à plus de 90% avec une participation de 3,3 millions selon les estimations officielles.

Lors de l'annonce de cette visite, l'Élysée avait indiqué qu'Emmanuel Macron proposerait l'aide de la France "pour ne pas laisser les tensions s'installer" et avait évoqué "les droits du peuple kurde" et l'"unité de l'Irak".

Une déclaration à laquelle Bagdad avait répliqué en estimant que la visite de M. Badada n'était pas liée à la crise au Kurdistan et que "les droits des Kurdes" n'avaient pas été évoqués avec M. Macron.

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Irak : les Kurdes votent lundi sur leur indépendance Crédit Image : SHWAN MOHAMMED/AFP | Crédit Média : Wilson Fache/AFP | Durée : | Date :

La frontière avec la Turquie "bientôt" fermée

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Les Kurdes luttent depuis près d'un siècle pour la création d'un État. Le président de la région autonome, Massoud Barzani, a cependant prévenu que ce vote n'entraînerait pas immédiatement l'annonce de l'indépendance mais plutôt le début de "discussions sérieuses avec Bagdad".

Le vote s'est tenu malgré l'opposition du gouvernement irakien. Le Parlement a voté une résolution qui exige l'envoi de l'armée dans les zones disputées par le référendum et sous contrôle des forces kurdes depuis 2003, année de l'invasion américaine ayant entraîné la chute de Saddam Hussein.

Le ministre syrien des Affaires étrangères a dénoncé le référendum d'indépendance et affirme que Damas "ne reconnaît rien d'autre que l'unité de l'Irak". Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé jeudi que la frontière avec le Kurdistan irakien serait "bientôt" fermée.

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