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Qui est Rex Tillerson, le chef de la diplomatie américaine ?

PORTRAIT - Donald Trump souffle le chaud et le froid, sans confirmer ni démentir les rumeurs de limogeage prochain du secrétaire d'État.

Rex Tillerson, le 29 novembre 2017 à Washington
Crédit Image : SAUL LOEB / AFP

Il évolue dans le giron de Donald Trump depuis la campagne présidentielle américaine. Membre de l'équipe de transition du 45e président des États-Unis après son élection, Rex Tillerson a vu sa position confortée en janvier 2017, lorsque Donald Trump lui octroie le poste de secrétaire d'État. Une place de choix - la deuxième -, dans l'ordre protocolaire de l'Administration Trump.

Le chef d'entreprise, gros poisson de l'industrie pétrolière et gazière à la tête de la multinationale ExxonMobil, n'est pourtant pas assuré de terminer l'année aux côtés du magnat de l'immobilier, si l'on en croit les rumeurs. Selon le New York Times, un remaniement pourrait intervenir "dans les semaines à venir", évinçant Rex Tillerson au profit du patron de la CIA, Mike Pompeo.

En décembre 2016, l'annonce de la nomination de Rex Tillerson avait fait grincer des dents au sein des Républicains. Novice en matière diplomatique, l'ancien chef des Boy scouts d'Amérique est connu pour ses liens avec la Russie. Il a en effet été décoré par le Kremlin de l'Ordre de l'Amitié, en 2012. Un entourage d'autant plus difficile à assumer avec l'ouverture de l'enquête sur l'ingérence de la Russie dans les élections américaines.

Incertitudes quant au maintien de Rex Tillerson

Jeudi 30 novembre, Donald Trump a refusé de confirmer ou démentir ce limogeage. Interrogé à ce sujet dans le Bureau ovale, le président s'est limité à quelques mots laconiques : "Il est ici. Rex est ici." Fin de non-recevoir. Et pourtant. Mi-octobre, déjà, des bruits couraient sur une dégradation des relations entre Donald Trump et le Texan de 65 ans. La chaîne de télévision NBC News rapportait que Rex Tillerson aurait taxé le chef d'État de "débile".

Donald Trump avait réagi quelques jours après. Estimant qu'il s'agissait d'une "fausse information", le Président avait néanmoins pris soin d'assortir sa réaction d'une mise en garde. "S'il l'a dit, je pense qu'il faudra comparer nos tests de QI. Et je peux vous dire qui va gagner." 

Pour l'heure, Rex Tillerson a annoncé qu'il rencontrerait ses homologues des 28 États-membres de l'Union européenne, mardi 5 décembre à Bruxelles. Une rencontre, inédite dans la forme, qui sonne comme un démenti des rumeurs de départ.

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