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Quatre civils israéliens tués par un tir depuis Gaza

Au moins quatre Israéliens ont été tués par un obus de mortier tiré depuis la bande de Gaza, ce lundi.

Des soldats israéliens portent le cercueil d'un camarade, le 25 juillet 2014 à Rehovot (image d'illustration)
Des soldats israéliens portent le cercueil d'un camarade, le 25 juillet 2014 à Rehovot (image d'illustration)
La rédaction numérique de RTL & AFP

Les espoirs de trêve entre Israël et le Hamas ont volé en éclat lundi 28 juillet, après la mort de nombreux civils des deux côtés de la frontière, au premier jour de la fête musulmane du Fitr et après trois semaines de conflit entre Israël et le Hamas.

Dans ce qui représente le coup le plus dur porté à la population civile en Israël depuis le début de la guerre le 8 juillet, au moins quatre personnes ont été tuées dans la région d'Eshkol, tout près de la frontière, par un obus de mortier tiré depuis Gaza.

Israël et le Hamas se rejettent la responsabilité des pires drames

Et à Gaza, sept enfants sont morts dans le camp de réfugiés de Chatti. Les deux parties se renvoient la responsabilité de cet énième drame sanglant d'une guerre qui a tué depuis le 8 juillet quelque 1.050 Palestiniens, en très grande majorité des civils, ainsi que, côté israélien, 43 soldats et au moins sept civils fauchés par des roquettes.

Il s'agit pour des sources médicales palestiniennes de frappes aériennes israéliennes, l'armée israélienne évoquant pour sa part des tirs à la roquette ratées par le camp adverse, tout comme pour une explosion survenue, sans faire de victime, dans l'enceinte de l'hôpital Chifa, le plus grand de l'enclave palestinienne qui avait jusqu'à présent été épargné et faisait figure de rare sanctuaire.

Les enfants représentent 20% des victimes palestiniennes

Un peu plus tôt, un autre enfant, âgé de quatre ans, figurait parmi deux Palestiniens mortellement atteints par un obus de char qui avait frappé une maison de Jabaliya (nord), selon les secours.

Selon l'ONU, les enfants représentent 20% des victimes civiles palestiniennes de ce conflit sanglant, déclenché le 8 juillet par Israël pour annihiler les capacités militaires du Hamas et mettre fin aux tirs de roquettes vers sa population, dont quinze sont encore tombées lundi, selon l'armée.

C'est l'Aïd du sang

Abir Chamali, père d'une victime
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La nuit d'accalmie qu'ont connue les Gazaouis n'avait toutefois pas éteint leur hantise, à quelques heures de la célébration de la fin du ramadan qui s'annonce sinistre pour les 1,8 million d'habitants.

Les rues de Gaza étaient inhabituellement calmes lundi pour une fête de l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan. Pas de rassemblements, pas de grandes réunions de famille, seulement des visites au cimetière et à l'hôpital. "C'est l'Aïd du sang", affirme Abir Chamali en passant doucement la main sur la terre fraîche qui recouvre le corps de son fils de 16 ans.

"L'occupant (israélien) refuse toujours tout cessez-le-feu humanitaire pour l'Aïd. Il s'agit d'une rebuffade aux croyances des musulmans et à leur culte", a accusé le porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri.

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