2 min de lecture Économie

Qu'y a-t-il derrière les contrats signés par Donald Trump en Chine ?

ÉDITO - Le président américain a dévoilé, jeudi 9 novembre à Pékin, une vertigineuse moisson d'accords commerciaux pour plus de 250 milliards de dollars.

Eco Menanteau
Qu'y a-t-il derrière les contrats signés par Donald Trump en Chine ?
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : AFP / Fred Dufour
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Donald Trump a quitté Pékin jeudi 9 novembre avec dans ses valises 250 milliards de contrats. C'est un record sur le papier. Mais cet affichage, aussi spectaculaire soit-il, mérite quand même qu'on aille jeter un petit coup d'oeil derrière le rideau. Il y a un côté très positif. Ces contrats concernent tous les grands secteurs : énergie, agroalimentaire, électronique, aéronautique (notamment avec Boeing, qui espère placer 300 avions). Le problème, c'est que ces annonces doivent être relativisées. La majorité d'entre elles ne sont qu'un "packaging" d'opérations déjà sur les rails depuis de long mois, et à qui Pékin et Washington ont très habilement donné un coup de plumeau.

Par ailleurs, ces annonces ne sont souvent que des protocoles non contraignants. Ce ne sont pas des contrats ou des ventes fermes. Ce qui a été promis à Pékin ne sera pas toujours encaissé à Washington. Il y a quand même des projets spectaculaires. C'est une moisson suffisamment vertigineuse pour dynamiter les tweets du président Trump. Le plus éclatant - mais aussi le plus controversé - serait, s'il est un jour finalisé, l'accord sur l'exploitation de gaz liquéfiés en Alaska. Un dossier de 40 à 50 milliards de dollars, et une menace potentielle majeure pour cet environnement fragile.

Pékin n'a rien lâché

L'objectif politique c'était la promesse électorale de rééquilibrer un déficit commercial monstrueux de 350 milliards par an en faveur de la Chine. Si toutes les promesses se réalisent, elles pourraient permettre effectivement d'améliorer, au moins marginalement, le rapport de force.

En revanche, sur l'attente la plus sérieuse - celle du protectionnisme chinois -, l'échec est complet. Pékin, sûr de sa puissance, a déroulé le tapis rouge mais n'a rien lâché. Sur le fond, cette rafale d'accords commerciaux à l'emballage spectaculaire n'a qu'un contenu assez maigre en substance.

Les plus

- L'A380 retrouve de l'oxygène avec une commande de trente appareils par Emirates.

- SFR et le groupe Altice s'enfoncent dans la crise : un cours qui plonge de 9,6% jeudi 9 novembre, et 13 milliards de valeur boursière effacée depuis le printemps.

La note du jour

05/20 à l’aéroport de Beauvais. Il serait le neuvième pire aéroport du monde, selon le classement de Sleeping in Airports. Pas pour sa sécurité. Mais pour son confort et son environnement d’accueil.

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