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Proche-Orient : Israël marque un geste d'apaisement sur l'esplanade des Mosquées

Dans un contexte de tensions, l'État hébreu a permis ce vendredi à tous les fidèles palestiniens sans restriction d'âge de se rendre sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.

Les tensions sont vives depuis plusieurs semaines sur l'Esplanade des Mosquées
Les tensions sont vives depuis plusieurs semaines sur l'Esplanade des Mosquées Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP
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et AFP

Pour la première fois depuis des semaines, Israël a permis ce vendredi 23 octobre à tous les fidèles palestiniens sans restriction d'âge de se rendre sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Un geste d'apaisement entre l'État hébreu et les Territoires palestiniens en proie depuis le 1er octobre à une vague de violences qui se poursuivait ce vendredi. 

Annoncée par la police israélienne, cette décision intervient alors que le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu et la direction palestinienne sont soumis à la pression de la communauté internationale. Réunie ce vendredi à Vienne, celle-ci devait poursuivre ses efforts pour éloigner le danger d'un embrasement généralisé.

Une des "propositions constructives" pour apaiser les tensions

La levée de toute restriction d'âge sur l'ultra-sensible esplanade des Mosquées semble faire partie des "propositions constructives" évoquées par le secrétaire d'Etat américain John Kerry et Benjamin Netanyahu lors de leur rencontre jeudi à Berlin, selon le porte-parole de la diplomatie américaine John Kirby.

La question de l'accès à l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam également révéré par les juifs comme l'emplacement de leur ancien temple, catalyse les tensions depuis des années. Elle a été le théâtre en septembre de heurts entre jeunes et policiers israéliens coïncidant avec les fêtes juives et un surcroît de visites de juifs sur le site.

Un accès interdit aux hommes palestiniens tous les vendredis

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Face au risque de violences dont les conséquences seraient imprévisibles un jour de grande prière sur un site potentiellement explosif, la police israélienne a préféré interdire l'accès aux hommes palestiniens (moins de 40 ans ou moins de 50 ans) tous les vendredis depuis la mi-septembre, à l'exception d'une fois pendant les festivités musulmanes du Sacrifice. Des limitations mal vécues par les Palestiniens qui les considéraient comme un empiétement israélien supplémentaire sur un lieu qui tient à la fois du symbole national et religieux.

Malgré ce signe d'apaisement, de nouveaux heurts sont attendus. Tous les mouvements palestiniens ont appelé à une nouvelle "journée de la colère" devenue rituelle après la prière en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, les deux territoires palestiniens divisés géographiquement et politiquement et censés former un jour un Etat palestinien indépendant.

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