1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Présidentielle au Brésil : la corruption empoisonne la fin de campagne
2 min de lecture

Présidentielle au Brésil : la corruption empoisonne la fin de campagne

Un scandale de corruption a empoisonné le dernier débat télévisé entre Dilma Roussef et Aecio Neves au Brésil. Le second tour de la présidentielle aura lieu dimanche.

Dilma Rousseff, arrivée en tête du premier tour de la présidentielle au Brésil, le 5 octobre 2014 à Brasilia.
Dilma Rousseff, arrivée en tête du premier tour de la présidentielle au Brésil, le 5 octobre 2014 à Brasilia.
Crédit : AFP / EVARISTO SA
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le scandale de corruption Petrobras a envenimé vendredi 24 octobre l'ultime débat télévisé de la campagne acharnée pour l'élection présidentielle de dimanche 26 au Brésil entre la présidente sortante Dilma Rousseff et son rival de centre droit Aecio Neves. Des dizaines de millions de téléspectateurs ont assisté sur TV Globo au dernier round de la campagne électorale la plus disputée et la plus virulente en 30 ans.

Nettement distancé ces derniers jours dans les sondages par sa rivale de gauche, Aecio Neves a accusé, bille en tête, la présidente d'avoir fait "la campagne (électorale) la plus sordide" de l'histoire du Brésil. Il s'est aussitôt emparé de la grenade dégoupillée quelques heures plus tôt par l'hebdomadaire Veja, selon lequel Dilma Rousseff et son prédécesseur Lula, étaient au courant du vaste système de corruption politique au sein de la compagnie pétrolière nationale Petrobras.

Axe de la campagne de Neves

"Ils savaient tout", a titré Veja en Une, citant de présumées confessions à la police d'Alberto Yousseff, l'un des suspects clés dans ce dossier. "Etiez-vous au courant, comme le dit la revue Veja ?" a demandé Aecio Neves à la présidente. "Ce sont de pures calomnies, de la diffamation", a riposté Dilma Rousseff, dénonçant un "coup électoral". "J'irai en justice pour me défendre", a-t-elle ajouté.

Les affaires de corruption ont terni l'image du Parti des travailleurs, au pouvoir depuis 12 ans, détournant de lui de nombreux électeurs de gauche. Et Aecio Neves en a fait dès le départ un des principaux axes de sa campagne.

À lire aussi

Dilma  Rousseff s'est défendue en assurant avoir toujours été intransigeante dans la lutte contre la corruption. Elle a souligné au cours du débat que si les enquêtes sortaient aujourd'hui, c'est parce qu'elle avait accordé une pleine autonomie à la police fédérale, alors que lorsque le Parti social démocrate brésilien (PSDB) était au pouvoir, entre 1995 et 2002, "elles étaient systématiquement enterrées". "Il existe une façon d'en finir avec la corruption. C'est de retirer le PT du pouvoir", a, quant à lui, proclamé Aecio Neves. Ces échanges acides ont éclipsé les enjeux de cette élection qui divise les Brésiliens.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire