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"Lock her up", le cri des pro-Trump contre Hillary Clinton

Les rassemblements républicains sont régulièrement ponctués par des slogans de partisans de Donald Trump hurlant "Enfermez-la" à l'adresse de sa rivale démocrate.

Un militant pro-Trump brandit une affiche invitant à envoyer Hillary Clinton en prison
Un militant pro-Trump brandit une affiche invitant à envoyer Hillary Clinton en prison
Crédit : SIPA
Un air d'amérique - "Lock her up", le cri des pro-Trump contre Hillary Clinton
00:03:49
Présidentielle américaine 2016 : "Lock her up", le slogan anti-Clinton des pro-Trump
00:03:49
Philippe Corbé & Loïc Farge

"Lock her up" ("Enfermez-la") : c'est le cri de l’Amérique en colère ralliée à Donald Trump. En juillet dernier, lorsque des dizaines des milliers de participants à la convention républicaine à Cleveland ont commencé à chanter "Lock her up" en direct devant des dizaines de millions de téléspectateurs, cela faisait froid dans le dos. Rendez-vous compte : dans une démocratie, appeler non seulement à battre son adversaire, mais à l’enfermer parce qu’elle ne pense pas comme vous. Ce slogan s’est imposé naturellement dans les meetings de Trump. En dehors : on croise des gens qui ont des autocollants Trump sur leurs voitures et qui chantent ça à tue tête.

D'ailleurs Trump lui-même, lors du deuxième débat avec Clinton, il lui avait lancé qu’elle méritait d’être "en prison". À chaque meeting ou rassemblement de Trump, on croise de nombreux "trumpistes" avec des masques Hillary habillés en tenue orange de détenus, ou en tenues rayées. Souvent avec des chaines. "Lock her up" restera comme un slogan et une image de la campagne.

L'affaire des e-mails poursuit Hillary Clinton depuis un an et demi. Elle l’a rattrapée ce week-end. C'est un cauchemar pour elle à quelques jours de l’élection. Qu’est-ce qui lui est reproché ? Clinton était secrétaire d’État, en charge des affaires étrangères de 2009 à 2013. Elle est très méfiante, ne fait confiance à personne, y compris à l’administration qu’elle dirigeait, se méfie des coups tordus. Elle a donc décidé de communiquer par e-mail via un serveur privé, installé chez elle. C’est illégal, elle a mis en danger la sécurité américaine. Elle a reçu des e-mails confidentiels, stratégiques. Qui sait si les Russes ou les Chinois ne les ont pas piratés ?

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En plus quand l’affaire est sortie, comme elle lançait sa campagne, elle a minimisé, donc menti, avant de s’excuser. Le FBI a enquêté, et finalement décidé cet été qu’il n’y avait pas matière à la renvoyer devant la justice, ce qui a mis en rage Trump et ses partisans, qui disent que n’importe quel fonctionnaire aurait été limogé et poursuivi s’il avait fait la même chose. Si l’affaire est relancée, c'est que le FBI vient de découvrir, par hasard, des milliers d’e-mails, dans une autre enquête, sur un ancien élu du Congrès, "un gros porc", qui a envoyé des messages sexuels à une adolescente. L'homme est marié - ou était marié, puisqu'ils viennent de se séparer - avec la plus proche collaboratrice de Clinton, qu’elle considère comme sa deuxième fille.
C’est du pain bénit pour Trump : après avoir préparé le terrain pendant des mois, convaincu ses partisans que c’était une criminelle, qu’elle méritait d’aller en prison, il peut fanfaronner aujourd'hui en disant que c’est la preuve que les Américains d’en bas, ses électeurs, sont les victimes d’un système corrompu. Cela peut être très efficace dans les urnes.

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