4 min de lecture Présidentielle américaine 2016

Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : Ted Cruz, un "fils de pute", selon l'ex-leader des républicains au Congrès

AU CŒUR DE LA CAMPAGNE - Ted Cruz est "Lucifer réincarné", l'épouse de Bernie Sanders croit encore à la victoire, ou encore les aveux de Jeb Bush depuis sa défaite, tout est dans le Top 5.

Ted Cruz dans l'Indiana, le 28 avril 2016
Ted Cruz dans l'Indiana, le 28 avril 2016
Philippe Corbé
Philippe Corbé
Journaliste RTL

Jusqu’à l’automne dernier, John Boehner était le Speaker de la Chambre, c’est-à-dire le 3e personnage des États-Unis, et le premier des Républicains. Chef de la majorité au Congrès, chargé de négocier avec un Président de l’autre bord. Mercredi 27 avril au soir, s’exprimant à huis clos à la prestigieuse université de Stanford, convaincu que ses propos n’étaient pas enregistrés et ne seraient pas diffusés, il a livré le fond de sa pensée sur le sénateur Ted Cruz, le seul à pouvoir encore dans des combinaisons politiques à la convention, barrer la route à Donald Trump.


Pour un catholique fervent qui pleurait en accueillant le Pape au Congrès en septembre, ses pensées sur son collègue du même parti ne sont pas marquées par la charité chrétienne et frisent même avec le diable. Selon lui, Ted Cruz n’est qu’un "Lucifer réincarné", et il ajoute "je n’ai jamais travaillé avec un fils de pute plus misérable".

Confirmation de la réputation détestable laissée par Ted Cruz sur ses collègues du Congrès, qui lui reprochent notamment son narcissisme et son goût excessif pour l’obstruction bornée. John Boehner se dit prêt à voter pour Donald Trump, mais jamais pour Ted Cruz, même dans un scrutin face à Hillary Clinton en novembre. Ted Cruz, qui cherche à rassembler le parti derrière lui, contre le milliardaire, tente de retourner la situation en dénonçant le "cartel de Washington" et en rappelant que l'ancien leader des républicains au Congrès, échange souvent des SMS et passe du temps sur les grains de golf avec son "buddy", son pote, Donald Trump.

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Et si Bernie Sanders coiffait au poteau Hillary Clinton, après une remontée spectaculaire, pour devenir à la surprise générale le candidat du Parti démocrate, et en novembre le président le plus âgé, le plus à gauche, et le premier juif, de l’Histoire de l’Amérique ? À ce stade du processus des primaires, ils sont de moins en moins nombreux à y croire, même chez les partisans du sénateur du Vermont, au lendemain de l’annonce du licenciement de centaines de permanents.


Mais son épouse, et principale conseillère, Jane Sanders, n’a pas perdu la foi : son mari Bernie (ils ont passé leur lune de miel en URSS), sera désigné, car selon elle, le système électoral des prochaines primaires est à son avantage. En effet, à New York, et dans les dernières primaires des états de l'Est, seuls les électeurs enregistrés comme sympathisants démocrates depuis plusieurs mois pouvaient voter. Dans les prochaines primaires, et notamment dans le plus gros état, la Californie, tout le monde peut participer au scrutin.


Le camp Sanders est convaincu que c’est un avantage, car beaucoup de jeunes portés par l’élan Sanders ces derniers mois, ne sont pas forcément inscrits sur les listes des partis. "Souvenez-vous à la mi-mars après une série de défaites, rappelle Jane Sanders sur MSNBC, les médias écrivaient notre nécro. Et nous sommes revenus pour gagner 8 États d’un coup". 

Mais la campagne Sanders réduit la voilure

Après avoir viré des centaines de salariés, autre signe qui montre une fin proche pour le camp Sanders, le candidat avait acheté pour 1,2 million de dollars d’espaces publicitaires dans l’Indiana, avant la primaire de mardi. Il ne dépensera finalement pas plus de 1 million de dollars. Il veut concentrer ses efforts sur la primaire de Californie, le 7 juin prochain. Bernie Sanders est le candidat qui recueille le plus de dons d’électeurs, soit plus de 40 millions de dollars par mois. Mais on apprend dans cet article de Politico, que c’est aussi l’un de ceux qui dépensent le plus : 46 millions de dollars en mars !

Jeb Bush n'a pas de regret

Première interview de Jeb Bush depuis son retrait humiliant de la course, fils et frère de président, qui était l’ultra favori du camp républicain il y a un an. Sur CNN, interrogé à plusieurs reprises sur son vote en novembre en cas de duel Trump/Clinton, il refuse de répondre, botte en touche, il dit avoir toujours l’espoir que le milliardaire ne soit pas l'élu du parti.


Interrogé sur son propre avenir politique, en cas d’échec des républicains cette année, il répond : "J’ai appris à ne jamais dire jamais. Mais c’était ma chance. Et je suis tombé sur une tempête".  La tempête, c’est bien entendu Donald Trump, et la colère populiste qu’il fait souffler.

Patienter des heures pour pouvoir écouter Donald Trump

C’est l’un des thermomètres qui permet de mesurer le phénomène Trump. Chaque jour ou presque, depuis l’été dernier, le milliardaire réunit des foules dans deux ou trois meetings, à travers les États-Unis. Bien plus que Hillary Clinton, infiniment plus que Ted Cruz. Seul Bernie Sanders a rassemblé lui aussi des dizaines de milliers de partisans à plusieurs reprises. Même en Californie, traditionnellement démocrate, Donald Trump mobilise des masses impressionnantes, comme ce jeudi dans le comté d’Orange (territoire plutôt conservateur au sud de Los Angeles). Comme à chaque fois, une très longue queue s'est formée avant d’entrer.

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2016-04-29 17:04:41
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