3 min de lecture Présidentielle américaine

Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : Clinton officiellement première femme à briguer la présidence américaine

Dans des docks de Brooklyn, face à Manhattan, Hillary Clinton s'est félicitée de ce "tournant" pour l'Amérique.

Clinton officiellement première femme à briguer la présidence américaine
Clinton officiellement première femme à briguer la présidence américaine Crédit : Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Philippe Corbé
Philippe Corbé
et Paul Véronique

Clinton, pour l'Histoire. Dans des docks de Brooklyn, face à Manhattan, après avoir été introduite par une musique hollywoodienne, la candidate a voulu raconter une belle histoire, pour l’Histoire. Elle a souligné que, ce soir, qui marque la fin des primaires (ne reste plus que celle du District de Columbia, c’est à dire la ville de Washington), restera dans l’Histoire comme celui de l'explosion d’un "plafond de verre", c’est selon elle un "tournant" pour l’Amérique. 

Pour la première fois dans l’histoire de cette nation, une femme est désigné candidate d’un grand parti pour la Maison Blanche. Elle raconte son histoire, sa mère, femme au foyer, née le jour où le droit de vote a été accordé aux femmes, avoue qu'elle aurait tant aimé que sa mère puisse la voir être choisie par son parti, pour devenir présidente.

Elle finit par confier que sa mère lui a appris à ne jamais céder face à un tyran qui chercherait à l'intimider. Comprenez Donald Trump.

Une image aussi restera : Bill Clinton, un ancien président, qui enlace son épouse et peut être future présidente. une marque d’affection assez rare en public.

Clinton, 8 ans après.

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En commençant son discours par le "plafond de verre" (dans une salle sous un plafond de verre !), l’ancienne candidate de 2008 a fait référence a son discours, tenu il y a 8 ans exactement, le soir de la désignation d’Obama. Elle avait reconnu qu’elle ne serait pas désignée candidate, que le "plafond de verre" ne serait pas brisé cette fois ci, mais qu’il avait désormais 18 millions de fissures (le nombre de voix obtenues en 2008 par Clinton lors des primaires démocrates). Elle prenait date.

Sanders ne renonce pas (encore)

Bernie Sanders lui était toujours en Californie, à Santa Monica, où il a parlé très tard, il était près de 2h du matin sur la Cote Est. Barack Obama l’a appelé, il va d’ailleurs le rencontrer jeudi à la Maison Blanche. Le président veut accompagner le rabibochage du camp démocrate autant que possible.

Mais pour autant il ne reconnait pas sa défaite, ou plutôt il veut que tous les Américains aient la possibilité de s’exprimer, donc il attend la dernière primaire du district de Columbia. "La lutte continue".

Trump, la laisse et la menace

On aurait tendance l’oublier, mais ce dernier Super Tuesday marquait aussi la victoire officielle de Donald Trump dans les primaires républicaines, même si, faute de concurrents, l’incertitude avait été levée.

Il promet de rendre fiers les républicains, certains sont en effet horrifiés qu'il ait été le candidat désigné.

Trump a tenu à le rappeler, dans un discours écrit, lu au prompteur, et pas improvisé comme il le fait d’habitude. Relativement pondéré, modéré. Comme tenu en laisse. Au grand soulagement du secrétaire général du parti, qui lui a adressé un satisfecit inhabituel sur Twitter.

Il est brièvement sorti du discours pour annoncer un grand discours contre Clinton, il promet des révélations sur ses affaires.

Le plus drôle c’est de regarder à gauche sa fille, Ivanka, qui gère son empire pendant qu’il fait campagne. Elle a participé à la rédaction de ce discours pour s’assurer que son père ne dérape pas. N’est ce pas un léger voile d’inquiétude qu’on aperçoit dans son regard au moment où son père s’extrait du texte écrit ?

Trump est bien raciste, c’est le leader des républicains qui le dit

Quelques heures avant la fin des votes pour les primaires, Paul Ryan, le chef de la majorité républicaine au Congrès, et de fait leader naturel du parti, que les conservateurs modérés rêvaient de voir surgir pour barre la route de Trump  est sorti de sa réserve pour dénoncer les propos du candidat de son parti contre le juge accusé d’être "mexicain".

C’est selon lui c’est "la définition classique du racisme".

Et pourtant il s’est engagé il y a une semaine à peine à le soutenir. Ce qui lui vaut cette une de la première édition du Daily News ce mercredi matin. 

Dans la deuxième édition, le V de la victoire de Clinton.

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