1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Présidentielle américaine 2016 : en Arizona, un Donald Trump très virulent sur l'immigration
2 min de lecture

Présidentielle américaine 2016 : en Arizona, un Donald Trump très virulent sur l'immigration

Après une visite apaisée au Mexique, le candidat républicain à la Maison Blanche a proposé un véritable arsenal répressif contre l'immigration clandestine lors d'un discours à Phoenix.

Donald Trump lors d'un meeting aux États-Unis
Donald Trump lors d'un meeting aux États-Unis
Crédit : SIPA
Présidentielle américaine 2016 : en Arizona, un Donald Trump très virulent sur l'immigration
03:00
Présidentielle américaine 2016 : en Arizona, un Donald Trump très virulent sur l'immigration
03:01
Philippe Corbé & Loïc Farge

Donald Trump a tenu mercredi 31 août un grand meeting consacré à l'immigration clandestine à Phoenix, dans l'Arizona. C'est le sujet numéro un de son programme, celui sur lequel il a bâti depuis le premier jour sa campagne. Depuis plus d’un an, le candidat républicain à la Maison Blanche répète deux promesses : expulser 11 millions de sans papier et construire un mur sur toute la frontière Sud avec le Mexique.

Sauf que ses opposants lui reprochent de ne jamais dire comment concrètement il pourrait expulser 11 millions de personnes, des familles, avec des enfants américains. C’est très compliqué. Et surtout qui paierait ce mur de plus de 3.000 kilomètres ? Cela coûterait 25 milliards de dollars.

La question politique déterminante qu’il devait régler aujourd'hui, c’était soit maintenir son discours extrêmement ferme - il traite depuis un an les immigrants mexicains de "violeurs", de "voleurs", de "dealers", et c’est toujours très applaudi -, soit se recentrer pour rassurer l’électorat républicain plus modéré, qui pense effectivement qu’il faut sanctionner l’immigration illégale, mais avec humanité et réalisme. Si ces modérés ne vont pas voter, Donald Trump n’a aucune chance de gagner en novembre. Depuis dix jours, des proches du candidat laissaient entendre qu’il choisirait ce léger recentrage.

C'est pour cela qu'il a fait un détour par le Mexique avant d'aller en Arizona. Il est allé rencontrer le président mexicain, qui le comparait à Hitler.

À lire aussi

Là, c’était Trump version agneau. Charmant, poli, calme, mesuré. C'est exactement ce que cherchait son équipe de campagne : le "présidentialiser", montrer aux Américains dubitatifs que Donald Trump est capable de "faire président". C’était plutôt réussi, une belle opération de com', un Trump presque rassurant.

Bon en sortant il a prétendu qu’ils n’avaient pas parlé de qui paierait les 25 milliards du mur. Le président mexicain a fait savoir ensuite qu’il l’avait prévenu que le Mexique ne paierait pas. Donc l’un des deux ment, mais passons. Là il prend son avion, traverse la frontière et tient son discours sur l’immigration à Phoenix. En Arizona, c'était le Trump version loup avec les grosses dents, sur la forme et sur le fond.
Non seulement il ne met pas d’eau dans son vin. non seulement il n’explique toujours pas comment il va arrêter et expulser 11 millions de clandestins et construire ce fameux mur. Mais il en rajoute en ressortant une promesse qu’on n’avait plus entendu depuis des mois : la création d’une force opérationnelle chargée de la déportation. Il semblait même prendre plaisir à répéter ce mot "déportation", qui effraie beaucoup d'Américains. Il a même dit que cette brigade aura peut-être à "déporter" Hillary Clinton. En un mot, Trump parie sur sa ligne la plus radicale.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/