2 min de lecture Amérique du Nord

Présidentielle américaine 2016 : dans un meeting de Trump en Floride

REPORTAGE - C'est l'un des États les plus déterminants pour l'élection américaine. Le candidat républicain y enchaîne donc 5 meetings en trois jours.

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Présidentielle américaine 2016 : dans un meeting de Trump en Floride Crédit Image : Gaston De Cardenas / AFP | Crédit Média : Philippe Corbé | Durée : | Date : La page de l'émission
Philippe Corbé
Philippe Corbé
Journaliste RTL

La Floride est l’un des quelques états où va se jouer l’élection présidentielle américaine. C’est le troisième état le plus peuplé, 20 millions d’habitants, où la gauche et la droite, les démocrates et les républicains, sont traditionnellement à des niveaux assez comparables, autour de 50%. Souvenez vous, c’est ici que s’est joué, à quelques centaines de voix près, l’élection contestée de Bush en 2000. Il faut rappeler qu’aux États Unis, le vote se fait état par état. Donc le candidat qui gagne une majorité des voix dans un état décroche tout l’état, c’est tout ou rien. 


Voilà pourquoi que tout se joue dans quelques états clés comme la Floride. C’est pour ça que mathématiquement Trump ne peut pas gagner sans la Floride. Et ici, le vote anticipé commence ce lundi 24 octobre. Ce qui explique que Barack Obama est venu en fin de semaine faire campagne, et que Donald Trump est là pour trois jours, 5 meetings. Dans l'un de ces meetings, on a un peu l’impression d’être dans la quatrième dimension, un univers parallèle. Trump a commencé en fanfaronnant qu’il était en tête des sondages avec deux points d’avance. Alors que la dernière enquête sérieuse lui donne 12 points de retard. 

La plupart des gens sont sincèrement convaincus qu’il va gagner, que les médias inventent de faux sondages ou que l’élection est truquée, le système va être manipulé pour empêcher Trump d’être élu. L’un d’entre eux disait qu’il était comme le Messie pour l’Amérique. Beaucoup de gens en colère. Comme cet homme de 64 ans qui travaille toujours sur des chantiers, au salaire minimum, sans assurance maladie, il n’a jamais voté de sa vie, et il va y aller pour Trump parce que ce n’est pas un homme politique, c’est un businessman. Il veut donner un grand coup de pied dans la fourmilière, que ça change. C’est ce que disent beaucoup de gens, des gens qui travaillent et pourtant qui ne s’en sortent plus, qui ont l’impression de vivre moins bien qu’avant, que l’Amérique change et avance sans eux.

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