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Clinton appelle au rassemblement, Trump prédit un "Brexit puissance trois"

Au dernier jour d'une campagne présidentielle éprouvante, les deux candidats ont tenu leurs ultimes meetings lundi 7 novembre.

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Clinton appelle au rassemblement, Trump prédit un "Brexit puissance trois" Crédit Image : AFP / Brendan Smialowski | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
et Loïc Farge

Hillary Clinton et Donald Trump ont offert lundi 7 novembre deux visions opposées de l'avenir, lors de la dernière journée de leur campagne présidentielle. La candidate démocrate était en Caroline du Nord, son rival républicain se trouvait dans le Michigan. En tout, elle aura fait 4.000 kilomètres en avion dans la journée ; et lui, 9.000. Le discours le plus impressionnant était celui de Hillary Clinton à Philadelphie. Une foule immense qu’on a rarement vue pour elle dans la campagne - c’était plutôt Trump d’ordinaire qui rassemblait des foules.

Dans le vieux Philadelphie, à l’endroit où sont nés les États Unis, Bruce Springsteen et Bon Jovi sont venus chanter. Chelsea Clinton a parlé. Bill Clinton mais aussi Michelle Obama et Barack Obama étaient là. Le couple présidentiel s’est vraiment engagé dans la campagne. C’est une image qui restera dans l’Histoire : peut-être trois présidents ensemble sur une scène. Un ancien, l’actuel, et peut-être (on le saura dans quelques heures) la future présidente.

"Un Brexit plus, plus, plus"

Dans ce dernier grand discours de campagne, Hillary Clinton a montré qu'elle essaie déjà de rassembler, de tendre la main au camp adverse, en disant qu’elle veut être la présidente de tous les Américains, même ceux qui ne vont pas voter pour elle. Il faudra panser les plaies. Un signe d’ouverture, à la fin d'une campagne qui a été éprouvante et très sale pour beaucoup d’américains.

Clinton sait que si elle est élue, elle sera d’emblée impopulaire. Pour beaucoup d’Américains, elle est un choix par défaut. Elle ne suscite pas l’enthousiasme de Barack Obama en 2008, elle n’incarne pas ce même espoir.

"Un Brexit plus, plus, plus"

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Et Donald Trump l’a bien compris. En meeting à Manchester, dans le New Hampshire, il a appelé la classe ouvrière, les cols bleus, ceux qui souffrent de la mondialisation, ceux qui ont l’impression d’être les oubliés de l’Amérique. Il les a appelés à se mobiliser pour créer la surprise : "Demain sera une journée véritablement historique. Ça va être un Brexit puissance trois". Comme lors du référendum au Royaume-Uni au printemps dernier, une sur-mobilisation surprise qui donnerait tort aux sondages et aux élites.

Cela peut-il arriver ? On ne peut pas l’exclure. On pouvait croire à ce scénario-là l'été dernier. On pensait qu’une vague de colère pouvait balayer Clinton. Sauf que pour l’instant, quand on regarde dans les sondages - et ici les enquêtes d’opinion sont infiniment plus précises qu’en Europe -, on ne voit pas cette vague type Brexit. Trump a bien réussi à capter une bonne partie de l’électorat blanc, classes moyennes. Mais cette vague n’est pas assez puissante pour tout renverser.

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