1 min de lecture Éruption volcanique en Islande

Pourquoi certains aéroports restent-ils toujours fermés ?

Après quatre jours de paralysie du trafic aérien, les compagnies aériennes perdent patience. Elles dénoncent un excès de précaution et demandent l'ouverture "au moins de quelques couloirs", a indiqué lundi l'Association internationale du transport aérien. Les compagnies aériennes accusent les gouvernements de mal gérer la crise et annoncent une catastrophe économique. Les ministres européens des Transports doivent se retrouver lundi midi pour une réunion extraordinaire par vidéoconférence consacrée à ce sujet. Dans ce contexte, le gouvernement français cherche à faire voler le plus d'avions possibles. Air France fait partir des longs courriers de Bordeaux, de Toulouse et de Pau.

micro générique
La rédaction de RTL et Denis Girolami

Des regroupements de pilotes ont soutenu qu'il était possible de reprendre partiellement les vols malgré la persistance des projections de cendres en provenance du volcan islandais.

"La concentration de particules dans l'atmosphère est selon toute probabilité si faible qu'elle ne menace pas le transport aérien", a affirmé le président de l'association des pilotes néerlandais, Evert van Zwol.

Les conséquences de cette paralysie du trafic aérien pour les compagnies sont en effet désastreuses. Lundi, le premier groupe aérien européen, Lufthansa, a perdu 5% à la Bourse de Francfort. Même scénario pour Air France-KLM qui a chuté à la Bourse de Paris.
 
Selon l'Association internationale du transport aérien (IATA), les compagnies aériennes perdraient au moins 200 millions de dollars par jour.

Au cours des vols d'essais effectués ce dimanche, aucune anomalie n'a été détectée. Les avions ont volé au-dessus de 3.000 mètres d'altitude sans rencontrer de particules volcaniques.

Et pourtant, la situation ne semble pas se débloquer. Certains responsables de l'aviation commerciale se demandent donc aujourd'hui si le principe de précaution n'a pas été poussé à l'extrême par les autorités.

Mais pour les météorologues, la situation reste toujours instable et imprévisible, en raison des vents et de l'inconstance du volcan situé sous le glacier Eyjafjallajokull.

D'après Kyla Evans, porte-parole d'Eurocontrol, l'agence européenne de contrôle du trafic aérien, les autorités de l'aviation de chaque pays doivent décider eux-même d'ouvrir ou non leur espace aérien.

Plusieurs pays ont commencé à alléger les restrictions. En Suisse, les survols ont été autorisés à très haute et à très basse altitude. En Allemagne, des vols ont été autorisés dans plusieurs régions et aéroports.

Dimanche soir, plus de 63.000 vols ont été annulés depuis le 15 avril dernier.

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