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Ouattara annonce une procédure judiciaire contre Gbagbo

Quelques heures après l'arrestation de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, président internationalement reconnu de Côte d'Ivoire, a annoncé lundi soir le lancement d'une "procédure judiciaire contre Laurent Gbagbo, son épouse" et ses collaborateurs, affirmant que "toutes les dispositions sont prises" pour assurer leur "intégrité physique" avant d'exhorter les Ivoiriens à "s'abstenir de tout acte de violence". Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté à Abidjan par les forces de Ouattara soutenues par l'ONUCI et la Force Licorne, lundi vers 15 heures. Selon l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo a été remis à des chefs de la rébellion puis conduit à l'hôtel du Golf, quartier-général du camp Ouattara dans Abidjan. Le président sortant était retranché depuis des jours dans sa résidence du quartier de Cocody.

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La rédaction numérique de RTL

Quelques heures après l'arrestation de Laurent Gbagbo l'arrestation de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara a lancé lundi à la télévision un appel au calme et à la réconciliation en Côte d'Ivoire, invitant les milices à déposer les armes.

Ouattara, dont l'élection à la présidence ivoirienne a été reconnue par la communauté internationale, a assuré dans une brève allocution à la station de télévision TCI que toutes les mesures étaient prises pour assurer l'intégrité physique de Gbagbo.
 
Il a par ailleurs annoncé qu'il demandait au ministre de la Justice d'engager une procédure judiciaire contre le président sortant qui pendant plus de quatre mois a refusé d'accepter sa défaite à l'élection présidentielle du 28 novembre et de céder le pouvoir à son rival.

Ouattara a aussi annoncé la création d'une Commission Justice et Réconciliation pour enquêter sur les accusations d'atrocités contre les civils portées contre l'une et l'autre des parties au conflit.

Alassane Ouattara a également affirmé lundi que le pays était "à l'aube d'une nouvelle ère d'espérance", dans sa première intervention après la chute du président sortant Laurent Gbagbo

Gbagbo appelle aussi au calme

Laurent Gbagbo avait lancé lundi un appel à l'arrêt des affrontements en Côte d'Ivoire, quelques heures après avoir été arrêté dans sa résidence d'Abidjan et conduit à l'hôtel du Golf, siège du gouvernement d'Alassane Ouattara, le chef de l'État dont l'élection a été reconnue par la communauté internationale.

Le président sortant est brièvement intervenu sur la station de télévision TCI de Ouattara et il a appelé à l'arrêt des combats.

Les images de l'arrestation de Laurent Gbagbo diffusées par France 24


Laurent Gbagbo transféré à l'Hôtel du Golf

Laurent Gbagbo transféré à l'Hôtel du Golf
Portrait de Laurent Gbagbo
Portrait de Laurent Gbagbo

"Ces chefs de la rébellion ont été convoyés sur place par les forces françaises qui ont pénétré dans la résidence avec des chars", a-t-il ajouté. "Le président était dans son bureau." Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré ne disposer d'aucune information allant dans le sens des affirmations de Toussaint Alain, le porte-parole de Gbagbo en Europe. Une trentaine de véhicules blindés du détachement français "Licorne", appuyés par un hélicoptère, se sont approchés lundi de la résidence de Laurent Gbagbo à Cocody.

Selon l'armée française, Laurent Gbagbo n'était pas visé personnellement par cette opération, destinée à appuyer comme dimanche soir les frappes de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) visant à détruire les armes lourdes des fidèles du président sortant. L'opération en cours a pour objectif d'éviter un "bain de sang", a dit de son côté un porte-parole de "Licorne" à Abidjan, la capitale économique.

Dossier Côte d'Ivoire promo
Dates-clés de la crise en Côte d'Ivoire depuis le second tour de l'élection présidentielle :

-NOVEMBRE 2010-
- 28: Second tour de la présidentielle entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Les deux camps s'accusent d'avoir empêché les électeurs de voter dans certaines régions. 

-DECEMBRE-
- 2: La Commission électorale annonce la victoire de Ouattara (54,1%), résultat rejeté par le Conseil constitutionnel acquis à Gbagbo.
- 3: Gbagbo proclamé vainqueur (51,45%) par le Conseil constitutionnel. L'ONU reconnaît la victoire de Ouattara. L'UE, la France et les Etats-Unis félicitent Ouattara et demandent à Gbagbo de s'incliner.
- 4: Gbagbo investi chef de l'Etat. Ouattara prête serment "en qualité de président" et reconduit Guillaume Soro Premier ministre. Gbagbo nomme Gilbert Aké N'Gbo Premier ministre.
- 7: La Cédéao suspend la Côte d'Ivoire et demande à Gbagbo de "rendre le pouvoir", suivie par l'Union africaine.
- 16: Une marche des partisans de Ouattara sur la TV d'Etat réprimée. Le Golf Hôtel, QG de Ouattara, soumis à un blocus.
- 18: Gbagbo exige le départ de la mission de l'ONU (Onuci) et de la force française Licorne.
- 24: La Cédéao menace d'user de la force pour chasser Gbagbo. 

-JANVIER 2011-
- 6: Washington gèle les avoirs de Gbagbo.
- 18: L'Onuci dénonce des "actes d'agression contre ses patrouilles".
- 19: L'ONU vote l'envoi de 2.000 hommes supplémentaires.
- 28: L'UA met en place un "panel" de chefs d'Etat sur la crise. 

-FEVRIER-
- 17: Gbagbo "nationalise" les filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, qui ont fermé après la déstabilisation du système bancaire causée par la rupture entre la banque centrale ouest-africaine BCEAO et Abidjan.
- 19: Début à Abidjan d'une nouvelle flambée de violences. 

-MARS-
- 7: Gbagbo décrète le contrôle par l'Etat de l'achat et de l'exportation de cacao. Le camp Ouattara prolonge la suspension des exportations.
- 28: Début d'une offensive vers le Sud des forces de Ouattara, qui prennent en quatre jours le contrôle de quasiment tout le pays.
- 30: Résolution 1975 de l'ONU qui demande à Gbagbo de se retirer et donne mandat à l'Onuci d'utiliser "tous les moyens" pour "protéger les civils" et "prévenir l'usage d'armes lourdes".
- 31: Les forces pro-Ouattara entrent à Abidjan, début de combats entre militaires fidèles à Gbagbo et Forces républicaines de Ouattara. 

-AVRIL-
- 2: L'ONU et des organisations internationales font état de massacres de plusieurs centaines de personnes fin mars dans l'ouest.
- 4: L'Onuci et Licorne frappent des camps militaires et des batteries d'artillerie situées à la résidence et au palais présidentiel de Gbagbo à Abidjan.
- 6: Le procureur de la CPI veut ouvrir une enquête. Nouvelles sanctions de l'UE contre Gbagbo.
- 7: Ouattara appelle à la réconciliation de tous les Ivoiriens et annonce qu'un "blocus" a été établi autour de la résidence présidentielle.
- 9: Licorne et l'ONU occupent le port d'Abidjan.
- 10: L'Onuci et Licorne frappent plusieurs sites, dont la résidence de Gbagbo, pour "neutraliser les armes lourdes". Le camp Gbagbo accuse la France de chercher à assassiner" ce dernier.
- 11: Tirs de missiles d'hélicoptères français vers la résidence de Gbagbo. Celle-ci est "partiellement détruite" (leader des jeunes patriotes de Gbagbo). Gbagbo a été arrêté par les forces de Ouattara et conduit à l'Hôtel du Golf, QG du camp Ouattara dans Abidjan, déclare l'ambassadeur de France.

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