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Otages libérés : les journalistes arriveront dès cette nuit en France

Les journalistes qui ont été libérés en Syrie ont quitté la Turquie pour la France.

Edouard Elias, Nicolas Hénin et Didier François quittent l'hôpital de Sanliurfa (Turquie) après leur libération le 19 avril 2014.
Edouard Elias, Nicolas Hénin et Didier François quittent l'hôpital de Sanliurfa (Turquie) après leur libération le 19 avril 2014. Crédit : AFP / DOGAN NEWS AGENCY
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les quatre journalistes français libérés ce samedi, après dix mois de captivité en Syrie, arriveront par avion dans la nuit de samedi à dimanche 20 avril sur une base militaire proche de la région parisienne avant d'être transférés par hélicoptère jusqu'à Villacoublay en début de matinée, selon des sources concordantes.

Accueil de François Hollande

L'avion militaire, qui a quitté la Turquie vers 20h00 GMT avec à son bord Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, devrait très vraisemblablement se poser sur la base militaire d'Evreux (Eure), à une centaine de km à l'ouest de Paris, selon des sources concordantes. 

Les quatre hommes, après avoir été "examinés" médicalement selon une source, gagneront par hélicoptère la base de Villacoublay, au sud de Paris. Le président de la République François Hollande, qui a annoncé lui-même à l'AFP leur libération samedi matin, les accueillera à Villacoublay avec leurs familles. Hollande a indiqué qu'ils arriveraient dimanche "entre 8 heures et 9 heures". Vers 8h30/9h00, ont ensuite précisé d'autres sources. Aucun détail n'a filtré sur les circonstances de cette libération.

La base d'Evreux est la base militaire de l'armée de l'air spécialisée dans le transport. Elle abrite également la très discrète escadrille GAM 56 Vaucluse de l'armée de l'air affectée aux opérations du Service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Cette escadrille compte des hélicoptères de transport et des avions Transall et Hercules. L'un d'eux (Transall ou Hercules) était très probablement prépositionné en Turquie depuis quelques jours pour récupérer les otages.

Retrouvés par une patrouille militaire turque

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Les quatre reporters ont pris l'appareil spécialement affrété pour eux depuis la ville de Gaziantep (sud-est de la Turquie) aux alentours de 23h00 heure locale (20h00 GMT), ont précisé les agences de presse turques IHA et Cihan.

Les quatre Français, qui étaient retenus en otages depuis juin 2013, ont été conduits par la route par les autorités turques à Gaziantep depuis la petite ville frontalière d'Akçakale, près de laquelle ils avaient été trouvés par une patrouille militaire turque, précisent ces sources.

La libération des otages français intervient après celle de plusieurs autres journalistes européens qui se trouvaient aux mains de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le plus radical des groupes jihadistes en Syrie. Didier François, 53 ans, grand reporter à Europe 1, et le photographe Edouard Elias, 23 ans, avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, 37 ans, reporter à l'hebdomadaire Le Point, et Pierre Torrès, 29 ans, photographe indépendant, avaient été eux enlevés le 22 juin à Raqqa.

Reporters sans Frontières s'est réjoui de cette libération tout en estimant que 9 journalistes étrangers et plus d'une vingtaine d'acteurs syriens de l'information étaient toujours otages ou portés disparus en Syrie, dont l'Américain James Foley, qui a collaboré avec l'AFP.

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