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Otages libérés : "La descente de l'avion, c'est une chose assez brutale", explique un ancien de la DGSE

Les quatre otages français enlevés d'Arsit, libérés le mardi 29 octobre, prépareront avant leur descente de l'avion leur passage de l'isolement à la surexposition.

Jean-Yves Le Drian, Pierre Legrand, Marc Feret, Mahamadou Issouffou, Thierry Dol, Daniel Larribe et Laurent Fabius, le 29 octobre 2013 à l'aéroport de Niamey (Niger).
Jean-Yves Le Drian, Pierre Legrand, Marc Feret, Mahamadou Issouffou, Thierry Dol, Daniel Larribe et Laurent Fabius, le 29 octobre 2013 à l'aéroport de Niamey (Niger). Crédit : AFP
Clémence Michallon et Damien Delseny

Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand, les quatre otages français enlevés au Niger en 2010 et libérés le 29 octobre, sont attendus en fin de matinée à l'aéroport de Villacoublay, dans les Yvelines, ce mercredi 30 octobre.

Ils seront ensuite accueillis à l’Élysée pour un déjeuner, passant de l'isolement à la surexposition. Une transition qui se prépare avant l’atterrissage, comme l'explique au micro de RTL Gilles Maréchal, ancien chef des opérations à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

"C'est un sas de décompression qui doit leur permettre de passer de leur état de détenu à la liberté", indique-t-il. "Ce n'est pas comme un prisonnier qui va être relâché et se retrouver dans la rue. Là, ils deviennent des espèces de célébrités. Pour certains, c'est difficile à vivre."

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"La descente de l'avion, pour eux, c'est quelque chose d'assez brutal", poursuit Gilles Maréchal. "J'ai vu des otages descendre de l'avion et rester quasiment muets. Ils ne comprenaient même pas que tous ces journalistes étaient là pour eux."

"Quand vous parlez d'un comité de soutien, l'otage ne sait pas qu'il y en a un. Il ne sait pas ce qui se passe dans son pays. Il ne sait pas qu'il y a des gens qui se mobilisent", rappelle-t-il. "Quand il pose le pied sur le sol français, il ne s'attend pas à ce qu'un ministre ou le président de la République l'accueille chaleureusement. Sa famille, ses amis... C'est quand même violent, quand on sort de trois ans de captivité."

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Les quatre otages libérés se prépareront avant l'atterissage de l'avion à une surexposition médiatique, explique un ancien de la DGSE. Crédit Média : Damien Deselny | Durée : | Date :
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Les quatre otages français enlevés d'Arsit, libérés le mardi 29 octobre, prépareront avant leur descente de l'avion leur passage de l'isolement à la surexposition.
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2013-10-30 10:35:00
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