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Obama : le 11 septembre, un jour "de choc et de colère"

Barack Obama a commémoré le 14e anniversaire des attentats du 11 septembre, en se remémorant un jour "de choc et de colère". Le président des États-Unis a aussi mis en garde contre les menaces "terroristes" persistantes.

Barack Obama se recueille devant la Maison Blanche, ce vendredi 11 septembre 2015.
Barack Obama se recueille devant la Maison Blanche, ce vendredi 11 septembre 2015. Crédit : SAUL LOEB / AFP
Arièle Bonte
Arièle Bonte
et AFP

"En Irak, en Syrie, en Afghanistan, en Afrique du Nord, nous avons des menaces significatives venues d'organisations terroristes", a lancé Barack Obama, le président américain, depuis la base militaire de Fort Meade (Maryland, à l'est des Etats-Unis).
Lors d'une émission retransmise en direct sur différentes bases militaires américaines à travers le monde, Barack Obama a insisté sur les "énormes progrès" réalisés dans la lutte contre Al-Qaïda. "Mais nous sommes conscients du fait que les menaces existent toujours", a-t-il ajouté, citant la montée en puissance des jihadistes du groupe État islamique.

Une minute de silence à la Maison Blanche

En début de journée, le président américain avait observé une minute de silence dans les jardins de la Maison Blanche à 08h46, heure à laquelle le premier avion de ligne détourné a percuté l'une des deux tours du World Trade Center new-yorkais.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis, dont une immense majorité à Manhattan.

Nous faisons face à une plus grande probabilité d'attentats que ce que nous avons vu depuis des années

La police new-yorkaise
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Si le FBI n'a pas décelé de menace "spécifique et crédible" pour ce jour anniversaire, les responsables américains multiplient plus largement les mises en garde. Dernière illustration en date de ces inquiétudes : la crainte de voir arriver des jihadistes sur le territoire américain explique - en partie - la réticence des Etats-Unis à accueillir un nombre important de réfugiés syriens.

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"À bien des égards, nous faisons face à une plus grande probabilité d'attentats que ce que nous avons vu depuis des années", soulignait en début de semaine Bill Bratton, chef de la police de New York. "La guerre qui a débuté il y a 14 ans fait toujours rage à travers le monde", a souligné John McCain, l'influent sénateur républicain. Il a par ailleurs rappelé l'attaque du 11 septembre 2012 contre le consulat américain de Benghazi, en Libye, qui avait coûté la vie à quatre Américains dont l'ambassadeur Christopher Stevens.  

Vers une transition politique ?

Barack Obama, dont la stratégie en Syrie est vivement critiquée par ses adversaires républicains, a également déploré l'attitude de la Russie dans ce pays. Selon le président américain, Bachar al-Assad est "destructeur pour son propre peuple". Il a aussi créé une situation qui attire "les jihadistes de toute la région".

Jugeant que Moscou ne pouvait continuer à soutenir le dirigeant syrien et "continuer à appliquer une stratégie qui est vouée à l'échec", il a appelé son homologue Vladimir Poutine à participer à la recherche d'une solution vers une transition politique. Les États-Unis ont en effet fait état d'un récent déploiement de matériel et de soldats russes près de Lattaquié, fief alaouite d'Assad.

Des hommages au Pentagone, en Pennsylvanie et à New York

Des hommages aux victimes des attentats du 11 septembre ont eu lieu en différents points des États-Unis. Au Pentagone, le ministre de la Défense Ashton Carter a déposé une couronne de fleurs blanches devant l'endroit percuté par un avion de ligne détourné par des membres d'Al-Qaïda. À l'endroit de l'impact, sur la façade extérieure du Pentagone, un immense drapeau américain flottait.

À Shanksville, en Pennsylvanie, un musée et un vaste mémorial ont été inaugurés, ce jeudi 10 septembre. C'est là qu'un Boeing 757 s'était écrasé, après que des passagers du vol 93 de United Airlines eurent empêché les pirates de l'air d'Al-Qaïda de précipiter l'avion sur sa cible présumée, le Capitole à Washington.

À New York, une cérémonie a eu lieu sur la place du mémorial national du 11-Septembre, inaugurée en 2011 à l'endroit où s'élevaient les deux tours. Bill de Blasio, le maire de la ville était présent ainsi que ses prédécesseurs Rudolph Giuliani et Michael Bloomberg. Après une minute de silence, a débuté la lecture par ordre alphabétique du nom des 2.983 victimes des attentats de 2001 et de 1993 contre le WTC. 

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