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Nucléaire iranien : les points à retenir d'un accord historique

DÉCRYPTAGE - Les grandes puissances (Etats Unis, Grande-Bretagne, Chine, France, Allemagne, Russie) et l'Iran ont conclu jeudi 2 avril un accord-cadre pour résoudre le dossier du nucléaire iranien, étape fondamentale sur la voie d'un accord final.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif, jeudi 2 avril
Le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif, jeudi 2 avril Crédit : FABRICE COFFRINI / AFP
Christophe Chafcouloff
Christophe Chafcouloff

Après 18 mois de tractations et 8 jours de discussions ininterrompues sur les rives du Lac Léman à Lausanne, les grandes puissances (Etats Unis, Grande-Bretagne, Chine, France, Allemagne, Russie) sont parvenues à un compromis historique avec Téhéran, point de passage fondamental dans l'objectif d'aboutir à un accord final sur le dossier du nucléaire iranien, d'ici au 30 juin.

Si les détails techniques, extrêmement complexes, doivent être fixés d'ici trois mois et que "les détails de leur mise en oeuvre sont encore à négocier" selon les autorités américaines, plusieurs éléments sont d'ores et déjà développés.

Nombre de centrifugeuses restreint et figé pour 15 ans

Le point central concerne le traitement de l'uranium qui, enrichi à 90 %, peut servir à la fabrication d'une bombe. Le nombre de centrifugeuses (machines servant à la transformation de l'uranium) en Iran passera ainsi de 10.000 à 6.104 (réduction d'un tiers). Sur les 6.104, seules 5.060, toutes localisées sur le site unique de Natanz, auront le droit de produire de l'uranium enrichi pendant 10 ans. Les autres centrifugeuses "IR-2M", plus récentes, seront retirées et placées sous contrôle de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique. Téhéran a accepté de ne pas construire de nouvelles installations d'enrichissement d'uranium pendant 15 ans. 

La question épineuse du site sensible de Fordo a également été traitée. L'Iran accepte de ne plus enrichir d'uranium pendant au moins 15 ans dans cette installation enfouie sous la montagne et de ce fait impossible à détruire par une action militaire. Le site restera ouvert mais n'enrichira pas d'uranium.

25 ans de contrôle, la levée des sanctions économiques dépendra de l'AIEA

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L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sera en charge de contrôler régulièrement tous les sites nucléaires iraniens. Les inspecteurs internationaux pourront accéder aux mines d'uranium et aux lieux où l'Iran produit le "yellowcake" (un concentré d'uranium) pendant 25 ans. 
 
Les sanctions américaines et européennes seront levées dès que le respect de ses engagements par l'Iran aura été certifié par l'AIEA. Elles seront rétablies si l'accord n'est pas appliqué. Les résolutions de l'ONU seront levées dès que l'Iran respectera tous les points clés de l'accord. 

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