1 min de lecture Trafic routier

Niger : un trafic international de bébés démantelé

Une trentaine de bébés auraient fait l'objet d'un trafic démantelé au Niger qui a conduit 17 personnes dont 12 femmes en prison jeudi. Ce samedi, le parquet de Niamey affirme disposer d'"indices" prouvant que les "infractions sont établies".

Une clinique qui pratiquait le trafic de bébés au sud-est du Nigéria en août 2013 (image d'illustration).
Une clinique qui pratiquait le trafic de bébés au sud-est du Nigéria en août 2013 (image d'illustration). Crédit : PIUS UTOMI EKPEI / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le parquet de Niamey a affirmé ce samedi 28 juin 2014 disposer d'"indices" sur un trafic présumé de nouveau-nés qui prouvent que les "infractions sont établies", ce qui a permi d'arrêter 17 personnes dont 12 femmes jeudi.
Le trafic serait international puisque au total, une trentaine de bébés en provenance du Nigeria où ils auraient été conçus, auraient ensuite été acheminés vers le Bénin et le Niger.
"C'est un travail laborieux et méticuleusement accompli qui a abouti à ces vagues d'arrestations", a précisé l'adjoint au procureur de Niamey, soulignant que "les enquêtes ont été menées aussi bien au Nigeria qu'au Bénin et au Niger grâce à la coopération policière".

L'avocat appelait à la machination politique

Les femmes écrouées dans cette affaire ont été inculpées de "supposition d'enfant" (un délit qui consiste à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui n'en a pas accouché), "faux et usage de faux" et "déclaration mensongère". 
Parmi elles figurent l'une des épouses du président du Parlement, Hama Amadou, le principal politicien d'opposition, et celle de l'actuel ministre d'Etat à l'Agriculture, Abdou Labo. Dès jeudi, l'avocat de la femme d'Hama Amadou avait dénoncé une machination politique.

Tout le monde sait qu'à l'heure actuelle, il prévaut un climat politique délétère où les principaux acteurs de la crise politique sont le président de l'Assemblée nationale (Hama Amadou) et le président de la République.

Maître Souley Oumarou
Partager la citation

Selon lui, les policiers nigériens envoyés au Nigeria étaient revenus sans preuve et faisaient partie d'une mission qui n'était "pas neutre" car elle était "diligentée par l'Etat". Il avait également pointé une campagne de presse "savamment orchestrée" par des patrons de presse qui "émargent à la présidence". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Trafic routier Bébé Nigeria
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants