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Libération de Mossoul : "On ne peut pas parler de coup fatal porté à Daesh"

INTERVIEW - La ville, bastion islamiste en Irak, a été libérée par l'armée. Mais l'organisation terroriste est loin d'être éradiquée selon Jean-Charles Brisard, spécialiste du terrorisme.

La libération de Mossoul a été proclamée dimanche 9 juillet par le Premier ministre irakien
La libération de Mossoul a été proclamée dimanche 9 juillet par le Premier ministre irakien
Crédit : FADEL SENNA / AFP
Mossoul libérée : "On ne peut pas parler de coup fatal porté à Daesh"
01:07
Gautier Delhon-Bugard

Mossoul célèbre sa libération. L'armée irakienne a chassé de la ville les jihadistes de l'État islamique. Presque tous. Une ou deux poches de résistance sont encore signalées. Mais la victoire est certaine, dit le Premier ministre irakien. Une importante bataille gagnée contre Daesh, mais la guerre est loin d'être finie. "On ne peut pas parler de coup fatal porté à Daesh", confirme Jean-Charles Brisard, spécialiste du terrorisme. 

Il concède que c'est "un symbole, à la fois sur le plan militaire - c'est la plus grande ville conquise en 2014 par l'État islamique, la seconde ville du pays - c'est également la perte du poumon économique de l'État islamique. C'est là que se concentrait l'essentiel de la population et de l'activité économique. Pour autant, l'organisation conserve de nombreux bastions à la fois en Irak et en Syrie", nuance le spécialiste.

Je doute que l'on puisse venir à bout de cette organisation et surtout de son idéologie

Jean-Charles Brisard, spécialiste du terrorisme

Car si militairement parlant, cette victoire redonne espoir, il reste une idéologie forte, qui elle, selon Jean-Charles Brisard, n'est pas prête d'être éradiquée. "Je doute que l'on puisse venir à bout de cette organisation et surtout de son idéologie. On porte un coup à Daesh territorial, administratif, pour autant il y a toujours l'État islamique virtuel sur internet, celui qui recrute, celui qui inspire les attentats, et celui-là il faudra sans doute plusieurs générations pour le voir disparaître", conclut-il.

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