1 min de lecture Justice

Moines de Tibéhirine : feu vert d'Alger pour la visite de Marc Trévidic

Alger a donné son feu vert à la visite en octobre du juge français chargé de l'enquête sur l'assassinat des moines français de Tibéhirine en 1996.

Sur cette photo, six des sept moines de Tibéhirine enlevés en mars 1996 (Archives).
Sur cette photo, six des sept moines de Tibéhirine enlevés en mars 1996 (Archives). Crédit : AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

"Les autorités judiciaires ont donné leur feu vert à une visite les 12 et 13 octobre en Algérie" du juge français Marc Trévidic, a annoncé ce mercredi 3 septembre le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh en marge d'une conférence de presse à la Cour d'Alger.

Le magistrat antiterroriste Marc Trévidic, qui enquête sur cet assassinat, a dû reporter deux fois cette année cette visite, notamment faute d'avoir reçu l'invitation officielle d'Alger. Le 9 juillet, le juge s'était montré excédé de ces reports : "il va falloir savoir si on se moque de nous", avait-il lancé. "Je n'ai pas de date. Je ne comprends pas ce qui se passe", avait-il ajouté. "La justice algérienne a promis que ça se ferait mais rien ne se passe".

Une possible bavure de l'armée algérienne

La procédure d'expertise et d'autopsie sera assurée par des experts algériens.

Tayeb Louh, ministre algérien de la Justice
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Le magistrat et sa consœur, Nathalie Poux, avaient obtenu en novembre 2013 l'accord de principe des autorités algériennes pour assister à l'exhumation des têtes des moines enterrées à Tibéhirine, et à leur autopsie dans le but de faire la lumière sur leur assassinat.

"La procédure d'expertise et d'autopsie sera assurée par des experts algériens", en présence du juge français, a précisé Tayeb Louh. Selon le ministre, le magistrat algérien en charge de ce dossier doit, de son côté, se rendre en France le 21 octobre.

Les sept moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère près de Médéa (90 km au sud d'Alger). Leur rapt avait été revendiqué par le GIA (Groupe islamique armé), mais l'enquête française s'est aussi orientée vers une possible bavure de l'armée algérienne.

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