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Mexique, immigration... Pour Donald Trump, "le monde est un foutoir" et il compte y remédier

En parallèle d'une interview diffusée sur la chaîne ABC, le milliardaire a annoncé la construction prochaine d'un mur pour empêcher les migrants mexicains de franchir la frontière et a annoncé un gel de l'arrivée de ressortissants de certains pays du Moyen-Orient.

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Philippe Corbé : Mexique, immigration... Pour Donald Trump, "le monde est un foutoir" Crédit Média : RTLnet | Date :
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Ambre Deharo
et AFP

Donald Trump veut se montrer efficace et a donc décidé d'agir vite. Le 25 janvier, il a annoncé la signature de plusieurs décrets dont un impulsant la construction prochaine du fameux mur à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Un second signe le gel de l'entrée des ressortissants de certains pays musulmans. Car selon le président américain tout juste entré en fonction, il y a urgence, le monde étant devenu "un foutoir complet".

"Le monde est en colère", a ainsi affirmé Donald Trump dans sa première interview depuis sa prise de fonction, avec la chaîne ABC. Interview diffusée après les annonces choc de la signature de ces décrets visant l'immigration. "Ce n'est pas une interdiction contre les musulmans mais cela concerne des pays qui ont beaucoup de terrorisme", a-t-il ainsi expliqué, concernant un décret dévoilé par le Washington Post et intitulé "Protéger la nation d'attaques terroristes par des étrangers". La nouvelle administration s'apprête ainsi à suspendre pour un mois l'arrivée sur le sol américain de ressortissants de sept pays musulmans : l'Iran, l'Irak, le Soudan, la Libye, la Somalie, la Syrie et le Yémen. "Je ne veux pas de terrorisme dans ce pays", a réaffirmé le milliardaire.

Dans cette interview avec ABC, le nouveau président a également précisé ses propos sur la torture comme moyen de lutte contre le terrorisme. "Quand l'État islamique fait des choses que personne n'a fait depuis le Moyen-âge, puis-je m'opposer à la simulation de noyade ? [waterboarding, ndlr] Il faut combattre le feu par le feu", a-t-il ainsi déclaré. Soulignant toutefois qu'il laisserait le soin au nouveau chef de la CIA et au Pentagone de dire si ou non cette technique de torture doit être rétablie.

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Le cas mexicain

Le 25 janvier, Donald Trump a également annoncé une autre mesure, un autre décret donc, pour lutter contre l'immigration, celle venue du sud cette fois : la construction du fameux mur à la frontière mexicaine. Justifiant qu'"une nation sans frontières n'est pas une nation". Immédiatement après, le président américain Enrique Peña Nieto a condamné le projet, tout en s'engageant à défendre les immigrés mexicains. "Je regrette et condamne la décision des États-Unis de continuer la construction du mur qui depuis des années, au lieu de nous unir, nous divise", a-t-il ainsi déclaré dans un message vidéo diffusé sur Twitter. La construction de ce mur était l'une des promesses de campagne de Donald Trump. Le président américain a même annoncé à plusieurs reprises que le Mexique paierait la facture finale de la construction. Il l'a réaffirmé lors de son entretien avec la chaîne ABC. "Moi je vous le dis : il y aura un paiement, même si le montage sera peut-être compliqué".  Ce que les politiques mexicains, à l'image de l'ancien président Vicente Fox, ont déclaré absurde. Le président mexicain envisage même d'annuler son déplacement prévu à Washington fin janvier pour rencontre le milliardaire américain.

Donald Trump a signé un troisième décret sur l'immigration, le 25 janvier, toujours venue du sud. Plus indirect, celui-ci prévoit de limiter l'accès aux fonds fédéraux pour les villes dites "villes sanctuaires", comme New York et Los Angeles, qui accueillent des immigrés clandestins. Plus d'un millier de personnes ont défilé dans les rues de la Grosses Pomme, mercredi soir, à la suite de l'annonce de toutes ces mesures. "Le fantasme du président Trump de sceller la frontière avec un mur est alimenté par un parti pris racial et ethnique qui déshonore la tradition américaine de protection des migrants vulnérables", a réagi l'Aclu, principale association américaine de défense des libertés individuelles.

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2017-01-26 06:37:00
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