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Mark Zuckerberg ne vise pas la Maison Blanche mais il sème de nombreux indices

Mark Zuckerberg se comporte comme quelqu’un qui pourrait se présenter à l’élection présidentielle, estime la presse américaine.

Mark Zuckerberg rencontre des officiers de police à Dallas
Mark Zuckerberg rencontre des officiers de police à Dallas
Crédit : Facebook
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Non, Mark Zuckerberg ne vise pas la présidence des États-Unis d’Amérique. Alors que les spéculations sur ses ambitions politiques vont bon train ces derniers temps, le patron de Facebook a coupé court aux rumeurs en répondant simplement "Non" lorsqu’un journaliste de BuzzFeed News lui a demandé s’il s’imaginait un avenir à la Maison Blanche. Le milliardaire a sobrement précisé qu’il se concentrait plutôt à la construction de sa communauté sur Facebook et au travail pour sa fondation.  


Ces derniers mois, Mark Zuckerberg a pourtant semé de nombreux indices laissant augurer une entrée dans l’arène. Tout a commencé en avril 2016, lorsqu’un document transmis aux autorités financières américaines pour modifier les règles de gouvernance de Facebook a officialisé la possibilité qu’il puisse embrasser un destin gouvernemental sans perdre la main sur son entreprise s’il quitte son poste dans les deux ans.

Une résolution 2017 très politique

La rumeur a pris de l’épaisseur à la faveur de sa surprenante résolution pour l’année 2017. Après la conception d’une intelligence artificielle l'an passé ou l’apprentissage du mandarin en 2014, le patron du réseau social le plus utilisé de la planète s’est promis cette année de visiter chaque État des États-Unis pour y rencontrer un maximum d’Américains. Des vœux très politiques lui permettant de prendre le pouls du pays et de publier régulièrement sur sa page Facebook des clichés rappelant ceux d’un présidentiable en campagne sur le terrain.

Pour le magazine  Wired, ça ne fait pas un pli : "Mark  Zuckerberg se comporte comme quelqu’un qui pourrait se présenter à l’élection présidentielle". "Il a besoin de quelque chose de plus gros, qui lui donnerait davantage d’influence sur le monde", estime un journaliste de Vanity Fair, citant des proches de l'entrepreneur. Les soupçons de la presse américaine ont été renforcés en début d'année par le recrutement à la Chang Zuckerberg Initiative de l’ancien manager de campagne de Barack Obama en 2008 et par la foi subitement retrouvée du patron de Facebook, indispensable à tout destin politique dans un pays où le Président prête serment sur la Bible.

Difficile d'esquisser un programme

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Sur le terrain des idées, les signaux sont plus rares. Mark Zuckerberg traite déjà d'égal à égal avec les chefs d'État dans le cadre de ses activités. Il échange régulièrement avec les pouvoirs publics sur les questions de terrorisme et de manipulation de l'opinion, s'efforçant de satisfaire leurs demandes tout en ménageant les intérêts de son entreprise. Mais il sort rarement de son habituelle réserve pour prendre position dans le débat public. À quelques exceptions près, comme pour soutenir la cause LGBT face à la Cour Suprême, la communauté musulmane face à Donald Trump et plus généralement une réforme de la politique d'immigration, qui ferait aussi les affaires de Facebook.

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