2 min de lecture Terrorisme

Le groupe jihadiste de Belmokhtar revendique un attentat contre l'ONU au Mali

Un enregistrement audio montre que le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtrar Belmokhtar revendique l'attentat de mercredi commis en raison de la participation du président Nigérian à la marche républicaine de Paris du 11 janvier.

Le groupe jihadiste Al-Mourabitoune,  né de la fusion du groupe de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar et du Mujao, a revendiqué l'attentat qui a fait cinq morts à Bamako. (archives)
Le groupe jihadiste Al-Mourabitoune, né de la fusion du groupe de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar et du Mujao, a revendiqué l'attentat qui a fait cinq morts à Bamako. (archives) Crédit : ANI / AFP

Le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar a revendiqué l'attentat-suicide commis mercredi contre le contingent nigérien d'une base de l'ONU au nord du Mali qui a tué deux civils, dans un enregistrement audio diffusé vendredi par l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar

Sur cet enregistrement en arabe, difficilement audible, un porte-parole du groupe Al-Mourabitoune précise qu'il s'agit de "la deuxième opération pour venger les insultes contre le prophète" de l'islam, après l'attentat anti-occidental de Bamako le 7 mars, qui avait fait cinq morts, également revendiqué par Al-Mourabitoune par ce canal.

Trois civils tués

Il explique avoir visé le contingent nigérien en raison de "la participation du président (Mahamadou) Issoufou à la marche en soutien à Charlie Hebdo à Paris, l'emprisonnement des jihadistes par son régime et l'accueil sur le sol nigérien de bases militaires américaines et françaises".

Le porte-parole dément en revanche que des civils aient été touchés, "compte tenu de l'éloignement entre le camp et la ville" d'Ansongo, près de Gao, où l'attentat a été perpétré. La Mission de l'ONU au Mali (Minusma) avait fait état le jour même de trois civils tués et de 16 blessés, dont neuf Casques bleus nigériens, dans cette attaque au véhicule suicide.

Mokhtar Belmokhtar le chef jihadiste le plus recherché au Sahel

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Le lendemain, le gouvernement malien a précisé dans un communiqué que parmi les trois morts figuraient "le terroriste lui-même, un enfant et un personnel civil de la Minusma", faisant état de "21 blessés parmi les civils et les Casques bleus du contingent nigérien". "De telles attaques ne peuvent provenir que d'individus et de groupes terroristes ennemis de la paix et du Mali", avait-il affirmé, condamnant "cet acte ignoble et lâche perpétré contre des soldats de la paix et les populations  civiles innocentes".

De son côté, le chef de la Minusma, Mongi Hamdi, s'est dit "choqué que de valeureux soldats de la paix soient à nouveau pris pour cible ainsi que des civils innocents". "Cet attentat ne détournera pas la Minusma de sa mission de rétablissement de la paix et de la sécurité au Mali", a-t-il assuré.

L'enregistrement de trois minutes et demie est accompagné de l'effigie de Mokhtar Belmokhtar, considéré comme le chef jihadiste le plus recherché au Sahel. Le nord du Mali est tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui en ont été partiellement chassés par l'opération "Serval", lancée à l'initiative de la France en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 "Barkhane", dont le rayon d'action s'étend à l'ensemble de la zone sahélo-saharienne.

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