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Mali : l'armée française lance une opération conjointe avec l'ONU contre les réseaux djihadistes

Pour "éviter une résurgence" de "mouvements terroristes", une opération de "grande ampleur" est en cours au Mali, associant soldats français, maliens et de la force de l'ONU.

Un soldat français au Mali, le 16 octobre 2013.
Un soldat français au Mali, le 16 octobre 2013. Crédit : AFP / SEBASTIEN RIEUSSEC

"Nous avons engagé, avec l'armée malienne et la Minusma (Force de l'ONU au Mali), une opération de grande ampleur au nord et au sud de la boucle du Niger", a expliqué, ce jeudi 24 octobre, le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées françaises. L'annonce intervient au lendemain de l'attaque islamiste contre des positions de l'armée tchadienne à Tessalit (nord-est du pays), dans laquelle trois personnes sont mortes

L'objectif de cette opération, baptisée "Hydre", "est de faire pression sur les mouvements terroristes éventuels pour éviter leur résurgence (...) Cela fait partie de ces opérations qui sont régulièrement menées (...) pour participer à la stabilité du pays", a ajouté le colonel Jaron, en assurant qu'il ne s'agissait pas d'une réponse aux attaques menées récemment par des éléments jihadistes.

Nous savons que la totalité des groupes terroristes présents (...) au Mali n'ont pas été éliminés.

Le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées françaises.
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"Plusieurs centaines" de soldats français sont engagés dans cette opération, de l'ordre d'un "bataillon", a déclaré le colonel Jaron, sans préciser le nombre total de militaires impliqués dans "Hydre". Il a également souligné que les forces françaises n'étaient pas surprises de "voir ponctuellement de tels groupuscules se mettre en oeuvre" à l'approche des législatives, dont le premier tour est prévu le 24 novembre.

"A chaque fois, il s'agit d'opérations très concentrées géographiquement, qui ne s'inscrivent pas dans la durée et qui reposent sur un mode d'action de terroristes", en voulant "frapper les esprits sans avoir forcément une capacité à engager un combat dans le temps", a-t-il analysé. Nous savons que la totalité des groupes terroristes présents (...) au Mali n'ont pas été éliminés. Et par moments, ils peuvent resurgir alors que nous allons vers les élections législatives", a-t-il poursuivi.

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