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Mali : "Hydre", une vaste opération militaire contre les jihadistes

Une opération conjointe entre la France, le Mali et l'ONU a pour but de faire pression sur les mouvements terroristes éventuels pour éviter leur résurgence.

Des militaires français près de Gao en janvier 2013 (archives)
Des militaires français près de Gao en janvier 2013 (archives) Crédit : SIA KAMBOU / AFP
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et AFP

Plus de 1.500 soldats français, maliens et de la Mission de l'ONU ont lancé une vaste opération dans le nord du Mali pour "éviter (une) résurgence" de "mouvements terroristes" après une série d'attaques menées par des groupes jihadistes.

Vendredi matin à Bruxelles où il participait à un sommet européen, le président François Hollande a indiqué que cette opération avait pour objectif la lutte contre le terrorisme et la tenue d'élections législatives selon le calendrier prévu. "Nous n'avons jamais prétendu que notre intervention allait faire disparaître le terrorisme dans la région", a dit le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse.

Le terrorisme "est installé" au Mali, "au sud de la Libye, sans doute encore au nord du Niger et au sud de l'Algérie" et "il n'a pas été vaincu par notre seule intervention au Mali" même s'il "a été abîmé, attaqué", a-t-il souligné. "Nous avons engagé, avec l'armée malienne et la Minusma (Force de l'ONU au Mali), une opération de grande ampleur au nord et au sud de la boucle du Niger", a de son côté indiqué jeudi à Paris le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées françaises.

"Frapper les esprits"

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"C'est la première fois que nous voyons travailler ensemble des volumes de force importants", associant les trois parties à parts égales, selon l'officier. Français, Maliens et forces de l'ONU ont engagé un bataillon, soit de 500 à 700 hommes chacun, dans cette opération, baptisée "Hydre".

L'opération "Hydre", menée par la France, le Mali et l'ONU
L'opération "Hydre", menée par la France, le Mali et l'ONU Crédit : sr pld/fh / AFP


"Hydre" a été déclenchée dimanche, au lendemain de la visite, du 16 au 18 octobre, du chef de l'état-major des armées françaises, l'amiral Edouard Guillaud, qui s'est rendu successivement, à Bamako, Niamey et N'Djamena. Son objectif "est de faire pression sur les mouvements terroristes éventuels pour éviter leur résurgence (...) Cela fait partie de ces opérations qui sont régulièrement menées (...) pour participer à la stabilité du pays", a précisé le colonel Jaron.

Les législatives en ligne de mire


Mercredi, des islamistes armés ont mené une nouvelle attaque contre des positions de l'armée tchadienne à Tessalit, dans l'extrême nord-est du Mali, à plus de 500 km de la zone de l'opération. Depuis près de trois semaines, des groupes jihadistes ont lancé une série d'opérations dans le vaste Nord malien. Interrogé sur ces attaques, le colonel Jaron a souligné que les forces françaises n'étaient pas surprises de "voir ponctuellement de tels groupuscules se mettre en oeuvre" à l'approche des législatives, dont le premier tour est prévu le 24 novembre.

"A chaque fois, il s'agit d'opérations très concentrées géographiquement, qui ne s'inscrivent pas dans la durée et qui reposent sur un mode d'action de terroristes, (en voulant) frapper les esprits sans avoir forcément une capacité à engager un combat dans le temps", a analysé le porte-parole de l'armée française. "Nous savons que la totalité des groupes terroristes présents (...) au Mali n'ont pas été éliminés. Et par moment, ils peuvent resurgir alors que nous allons vers les élections législatives".

Ces élections succèdent au scrutin présidentiel en juillet et août, qui s'est déroulé dans le calme et a vu la victoire d'Ibrahim Boubacar Keïta. Malgré la présence de milliers de soldats français et africains dans le nord du Mali pour les traquer, les jihadistes ont mené depuis septembre trois attaques dans la région, tuant civils et soldats.

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