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Liban : journée de deuil national au lendemain des attentats

Une journée de deuil national se tient aujourd'hui au Liban au lendemain des attentats qui ont fait 42 victimes, les plus meurtriers depuis plus de 20 ans.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le Liban s'apprête samedi 24 août à observer une journée de deuil national, au lendemain d'un double attentat à la voiture piégée qui a tué 42 personnes et blessé des centaines d'autres à Tripoli, la capitale du nord du pays.


Cette attaque est la plus meurtrière depuis la fin de la guerre civile en 1990 dans ce pays qui pâtit du conflit en Syrie voisine.

Condamnées par la communauté internationale, les explosions, survenues une semaine après l'attentat qui a fait 27 morts dans un fief du Hezbollah chiite à Beyrouth le 15 août, se sont produites à quelques minutes d'intervalle devant deux mosquées sunnites de Tripoli distantes d'environ 2 km.

Elles risquent d'exacerber les tensions confessionnelles au Liban, déjà fortes en raison du conflit en Syrie qui divise profondément le pays, placé sous tutelle du voisin syrien durant une trentaine d'années, jusqu'en 2005.

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Dès mercredi, l'armée libanaise avait annoncé être en "guerre totale" contre le "terrorisme", affirmant poursuivre depuis des mois une cellule "qui prépare des voitures piégées", dont celle du 15 août, et veut "provoquer une dissension confessionnelle".

42 morts et 500 blessés

Dans la grande ville portuaire à majorité sunnite de Tripoli, les déflagrations ont visé lors de la prière une mosquée dans le centre et une autre près du port, surprenant les fidèles au moment du prêche, endommageant ces lieux de culte et dévastant le secteur.
Sur des images prises par les caméras de surveillance et diffusées par une chaîne locale, on voit les fidèles, assis sur le sol, écouter le sermon de l'imam puis le souffle énorme de l'explosion suivie d'un mouvement de panique avec des gens courant dans tous les sens. Une porte saute et les fidèles sortent en courant du lieu de culte.

Selon un dernier bilan fourni par une source de sécurité, 42 personnes ont péri, alors que la Croix rouge libanaise a fait état aussi de 500 blessés dans ces attaques qui ravivent le douloureux souvenir des attentats à la voiture piégée durant la guerre civile (1975-1990).

Manifestations anti-Hezbollah

Le correspondant de l'AFP a vu des corps carbonisés près de la mosquée Al-Taqwa d'où cinq cadavres d'enfants ont été retirés. Des personnes en pleurs étaient à la recherche de leurs proches tandis que des hommes transportaient dans leurs bras des blessés, le visage en sang.

Des centaines de personnes en colère se sont rassemblées près de la mosquée al-Taqwa scandant des slogans hostiles au puissant Hezbollah chiite et au régime du président syrien Bachar al-Assad.

Une journée de deuil national a été décrétée samedi dans le pays qui est sans nouveau gouvernement depuis cinq mois, en raison des divisions liées à la guerre en Syrie.

Le Hezbollah est engagé depuis des mois dans cette guerre aux côtés du régime Assad, contre les rebelles. Il est accusé par ses rivaux au Liban d'avoir entraîné le pays dans la vague de violences.

Pour le parti chiite, qui a accusé des extrémistes sunnites de l'attentat du 15 août, les attaques de la banlieue et de Tripoli font partie d'un "plan pour plonger le Liban dans le chaos".

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