1 min de lecture François Hollande

Les pays du G8 au chevet de la croissance européenne

Le sommet du G8, qui rassemble les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Italie, la France, l'Allemagne, le Japon et la Russie s'est ouvert vendredi soir, aux Etats-Unis. Un rendez-vous entre les pays les plus puissants du monde qui devrait être largement consacré à la relance de la croissance en Europe, afin d'éviter une contagion à l'ensemble de l'économie mondiale. Un nombre croissant de chefs d'Etat se prononcent en effet pour une politique de relance, à commencer par le président américain Barack Obama.

Vers un consensus sur la croissance...

Barack Obama a en effet donné le ton à l'ouverture du sommet, qui se déroule vendredi et samedi dans le Maryland, en se déclarant favorable à des mesures de relance de la croissance en Europe, s'alignant ainsi sur la position de François Hollande. Il s'est d'ailleurs accordé avec le président français sur le fait que la lutte contre la crise de la zone euro est "un problème d'une extraordinaire importance, non seulement pour les Européens mais aussi pour l'économie mondiale".
   
"Nous attendons une discussion fructueuse ce soir et demain avec les autres dirigeants du G8 sur la façon dont nous pouvons parvenir à une approche responsable qui soit couplée avec un programme de croissance forte", a-t-il ajouté.

Le positionnement de Barack Obama reflète son inquiétude de voir la crise de la zone euro fragiliser encore davantage la reprise de l'économie américaine et réduire ses chances de réélection à la présidentielle de novembre.

Angela Merkel, qui plaide au contraire pour une forte discipline fiscale afin de réduire le niveau de la dette, semblait assurée de se retrouver plus isolée que jamais à Camp David. Un isolement d'autant plus grand à en croire le projet de communiqué qui a filtré vendredi soir et qui prévoit d'insister sur "l'impératif de créer de la croissance et des emplois".
   
"L'Allemagne est presque complètement isolée", a déclaré Domenico Lombardi, ancien responsable du Fonds monétaire international. Alors qu'elle avait le dessus lorsqu'il s'agissait de contrôler la dette, "il est maintenant clair que la Grèce est devenue une crise systémique", et que ce doit être maintenant le centre des débats.
  
...mais pas sur l'Afghanistan
   
La rencontre entre les présidents français et américain a révélé par ailleurs des divergences sur l'avenir de la mission militaire de l'Otan en Afghanistan, qui sera au cœur des discussions dimanche au sommet de l'Otan de Chicago.

Le départ d'Afghanistan d'ici la fin de l'année des forces françaises combattantes "n'est pas négociable", a dit le chef de l'Etat français, qui a toutefois  laissé la porte ouverte à une coopération future "d'une autre nature, d'une autre forme, mais qui se situerait en bonne intelligence avec nos alliés (...) C'est-à-dire que nous pourrons respecter notre engagement tout en l'appuyant différemment en Afghanistan".

Les responsables américains espèrent quant à eux convaincre François Hollande de revoir le plan de retrait de la France.

Les forces françaises en Afghanistan

Lire la suite
François Hollande Barack Obama Diplomatie
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants