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Les Pays-Bas veulent un accueil séparé des réfugiés homosexuels pour les protéger

Certains réfugiés homosexuels ont notamment évoqué des vêtements brûlés ou des lits souillés d'excréments et de nourriture par d'autres migrants.

Des réfugiés font la queue à leur arrivée au centre de Droomgaard à Kaatsheuvel au Pays-Bas le 6 janvier 2016
Des réfugiés font la queue à leur arrivée au centre de Droomgaard à Kaatsheuvel au Pays-Bas le 6 janvier 2016
Crédit : ARIE KIEVIT / ANP / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
Journaliste

Le vote du parlement néerlandais en faveur d'un accueil séparé pour les réfugiés homosexuels est une "avancée essentielle", ont affirmé mercredi 2 mars les organisations de défense des droits des homosexuels. Plusieurs d'entre eux ont reçu des menaces de mort de la part d'autres réfugiés. "C'est une avancée majeure pour les réfugiés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles et transsexuelles) qui ont désespérément besoin d'aide", a affirmé Tanja Ineke, de la plus vieille association de ce type au monde, le COC. "Un endroit sécurisé pour ces personnes va faire toute la différence", a-t-elle ajouté.

Les députés néerlandais ont approuvé à une courte majorité mardi soir une motion soutenant l'établissement de "maisons sécurisées" pour les réfugiés, notamment homosexuels, qui se sentent menacés dans les centres d'accueil. Le secrétaire d'État en charge du dossier doit prendre une décision à ce sujet dans les deux semaines, mais il s'était prononcé dans le passé contre cette idée.

Peur des représailles

Les Pays-Bas sont le premier pays au monde à avoir légalisé le mariage entre personnes du même sexe, en 2001, mais dans leurs centres pour demandeurs d'asile, l'acceptation de la diversité sexuelle n'est pas la norme, dénoncent les ONG. Des médias néerlandais ont notamment évoqué des vêtements brûlés ou des lits souillés d'excréments et de nourriture. Le COC redoute que les plaintes recueillies ne soient que "la partie visible de l'iceberg", affirmant que la plupart des migrants homosexuels ne portent pas plainte, par peur de représailles ou ne sachant pas vers qui se tourner.

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