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Les États-Unis comptent accueillir 85.000 réfugiés en 2016

Les États-Unis vont accueillir 85.000 réfugiés en 2016, dont 10.000 Syriens, puis 100.000 en 2017, a annoncé dimanche 20 septembre le secrétaire d'État américain John Kerry.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry
Crédit : JIM WATSON / AFP
Arièle Bonte & AFP

John Kerry a rencontré son homologue allemand à Berlin pour discuter de l'urgence des réfugiés. Il a alors annoncé l'accueil par les États-Unis de milliers de migrants et a critiqué au passage Moscou, dont le soutien militaire au régime syrien risque d'aggraver la guerre à l'origine de millions de déplacés. "Nous allons monter jusqu'à 85.000, dont au moins 10.000 spécifiquement de Syrie, dans le courant de l'année prochaine. Et lors de l'année fiscale suivante (octobre 2016-octobre 2017), nous allons viser 100.000", a déclaré le secrétaire d'État américain à la presse à l'issue de sa rencontre avec Frank-Walter Steinmeier.
John Kerry a également salué le comportement de l'Allemagne tout au long de la crise migratoire frappant le continent européen. Il l'a définie comme "un exemple remarquable", alors que Berlin s'attend à accueillir entre 800.000 et 1 million de demandeurs d'asile d'ici à la fin de l'année.

Un accueil difficile

Le chef de la diplomatie américaine a expliqué que son pays "voudrait en prendre plus" mais que cela est difficile depuis les attentats du 11 septembre 2001. La législation en vigueur sur les réfugiés implique en effet des contrôles approfondis et lents. D'autre part, la crainte de l'arrivée de jihadistes ultra-radicaux par ce biais occupe une place centrale dans le débat politique américain.

Lors de l'année fiscale en cours (octobre 2014-octobre 2015), les États-Unis ont accueilli 70.000 réfugiés du monde entier. Les autorités américaines avaient annoncé le 10 septembre dernier qu'elles comptaient accueillir l'année suivante 10.000 ressortissants syriens, un nombre trop faible selon les ONG de défense des droits de l'Homme.

Une transition au pouvoir indispensable

John Kerry a aussi relevé que la résolution de la guerre en Syrie était essentielle au règlement de la crise migratoire en Europe. Le secrétaire d'État s'en est pris à Moscou et à son soutien militaire croissant au régime de Bachar al-Assad. Il juge en effet que la Russie risque d'aggraver la situation en Syrie.

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Les États-Unis sont quant à eux à la tête d'une coalition internationale combattant le groupe jihadiste État islamique (EI) en Irak et en Syrie. John Kerry a de nouveau jugé qu'il ne pouvait y "avoir de solution sans une transition au pouvoir", ce qui implique nécessairement que Bachar al Assad quitte la tête de la Syrie. La veille, le chef de la diplomatie américaine avait cependant jugé que le calendrier en vue du départ du président syrien était négociable.  

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