1 min de lecture Corée du Nord

Les deux Corées rapprochées : "C'était une trêve olympique", analyse Juliette Morillot

INVITÉE RTL - L'historienne Juliette Morillot, spécialiste des deux Corées et auteure du "Monde selon Kim Jong-un", analyse l'évolution des relations sur la péninsule.

L'invité RTL du week-end
L'invité RTL du week-end du 25 février 2018
Crédit Média : Bernard Poirette Crédit Image : MARY EVANS/SIPA
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Au début des Jeux Olympiques d'hiver à Pyeongchang (Corée du Sud), quand Kim Jong-un a invité le président sud-coréen à venir à Pyongyang (Corée du Nord), les relations diplomatiques semblaient s'orienter vers la détente et le spectre de la guerre s'éloignait. Faut-il déchanter en ce dimanche 25 février, journée de clôture des Jeux d'hiver ? Pas nécessairement, mais la paix est toutefois loin d'être acquise, selon Juliette Morillot, qui vient de publier avec Dorian Malovic Le monde selon Kim Jong Un (éd. Robert Laffont). 

"Il était évident que c'était une trêve olympique - qui va d'ailleurs durer jusqu'aux Jeux paralympiques donc jusque mi-mars - mais les tensions vont inéluctablement reprendre sur la péninsule, pour la simple raison que les véritables tensions ne se situent pas entre Pyongyang et Séoul, mais entre Pyongyang et Washington", explique Juliette Morillot.

"Finalement le dossier de base, qui est le fait que l'arme nucléaire est entre les mains du régime nord-coréen - c'est ce qui fâche la communauté internationale et Donald Trump - ce dossier n'a pas été traité. La Corée du Nord ne dénucléarisera pas et cela, Trump ne peut pas l'admettre", poursuit l'auteur du Monde de Kim Jong-un.


La clôture des Jeux de Pyeongchang est révélatrice de l'état de la diplomatie entre États-Unis et Corée du Nord. Tandis que le pouvoir nord-coréen avait envoyé Kim Yo Jong, la sœur du dictateur Kim Jong-un, "atout charme de la Corée du Nord", pour la cérémonie d'ouverture des Jeux, elle sera représentée, pour la clôture, par un général réputé peu commode. L'inverse se produit aux États-Unis, avec un Mike Pence à l'ouverture, remplacé à la clôture par Ivanka Trump, la fille du président américain. Preuves que les deux pays se testent et prennent le pouls de l'un et de l'autre.

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