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Législatives en Italie : la Botte va-t-elle basculer dans le populisme ?

INVITÉ RTL - La percée en vue des forces anti-système, eurosceptiques et d'extrême droite, majoritaires en voix et en sièges après les législatives du 4 mars, plonge l'Italie dans l'incertitude politique. L'analyse du journaliste et écrivain transalpin Alberto Toscano.

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Législatives en Italie : la Botte va-t-elle basculer dans le populisme ?
Crédit Média : Yves Calvi Crédit Image : AFP / TIZIANA FABI

Près de 46 millions d'Italiens étaient appelés aux urnes dimanche 4 mars pour renouveler le parlement. Il faudra encore attendre pour connaître la composition de la nouvelle chambre, puisque la valse des alliances va se mettre en place.

Les premières estimations sont riches en enseignement. Les anti-système du Mouvement 5 Etoiles (M5S) confirment leur montée en puissance, devenant le premier parti en Italie avec un score compris entre 28 et 32%.

Autre leçon du scrutin : les mouvements populistes, Ligue de Matteo Salvini et M5S, ont incontestablement réussi une percée. Autant de signes qui ouvrent une nouvelle période d'incertitude en Europe.

Les Italiens ont envie de protester, et ils l'ont fait

Alberto Toscano, journaliste et écrivain italien
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Pour le journaliste et écrivain italien Alberto Toscano, invité lundi 5 mars au matin de RTL, cela traduit le fait que le peuple transalpin est "extrêmement nerveux, mécontent, qui est prêt à tout pour exprimer sa contestation, sa déception".

Il note néanmoins des "attitudes injustes, parce que le gouvernement sortant de centre-gauche de Paolo Gentiloni avait plutôt bien gouverné, les résultats de ces dernières années ne sont pas mauvais sur le plan économique". Mais "les Italiens ont envie de protester, et ils l'ont fait".

Pour lui, c'est un vote "plus négatif que constructif" qui peut "aboutir à une situation ingouvernable, faute de majorité au parlement". Si cela ne traduit pas une remise en cause des Italiens de leur appartenance à l'Union européenne, Alberto Toscano estime qu'il y a "une grosse déception surtout provoquée par l'attitude de l'UE sur la question de l'immigration". Il poursuit : "Ils ont la sensation d'avoir été laissés seuls par l'Europe face à ce problème dramatique".

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