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Législatives au Royaume-Uni : "Un échec cinglant pour Theresa May", selon un politologue

INVITÉ RTL - Pour Philippe Marlière, le fait que le parti conservateur soit en passe de perdre la majorité absolue constitue "un échec cinglant" pour Theresa May.

Theresa May, Premier ministre britannique, le 3 mars 2017 à Glasgow, en Écosse.
Theresa May, Premier ministre britannique, le 3 mars 2017 à Glasgow, en Écosse.
Crédit : Andy Buchanan / AFP
Législatives au Royaume-Uni : "Un échec cinglant pour Theresa May", selon un politologue
04:10
Julien Sellier & La rédaction numérique de RTL

Les résultats des législatives au Royaume-Uni sont désormais officiels. Et ils ne sont pas bons pour la Première ministre qui comptait asseoir sa majorité au Parlement pour négocier un Brexit dur. Si le parti conservateur de Theresa May arrive en tête, il a perdu sa majorité absolue. "Les votes sont toujours en train d'être comptés, mais à cette heure-ci le pays a besoin d'une période de stabilité. Et si (...) le parti conservateur a remporté le plus de sièges (...) il sera de notre responsabilité d'assurer cette période de stabilité", a déclaré l'hôte du 10 Downing Street vendredi 9 juin dans la matinée, avant l'annonce officielle des résultats..

"On se dirige vers une majorité relative pour le parti conservateur, qui sera le premier parti en terme de voix et de sièges, mais il apparaît que le parti conservateur va probablement rater la majorité absolue de peu", confirme Philippe Marlière, politologue et prof de sciences politiques à l'university College de Londres, qui voit dans cette débâcle "un échec cinglant pour Theresa May. En effet, la Première ministre avait dissout la Chambre afin de conserver une majorité au sein de son parti, mais surtout pour l'accroître.

Theresa May devra partir

Philippe Marlière, politologue

Résultat : Theresa May sort fragilisée de ces élections qu'elle avait elle-même appelées de ses voeux. "On parle déjà de sa démission dans les heures qui viennent", abonde le politologue. Et de poursuivre : "C'est la règle ici. Lorsqu'un dirigeant de parti est victime d'une contre-performance électorale, a fortiori lorsqu'il est Premier ministre, il démissionne très vite", à l'image de David Cameron après le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. De fait, "s'il s'avère que les conservateurs sont largement affaiblis par ce vote, Theresa May devra partir".

L'autre enseignement majeur de ce scrutin, selon Philippe Marlière, est que les électeurs britanniques ont massivement rejeté l'hypothèse d'un Brexit dur. "Un Brexit qui d'ailleurs est de plus en plus impopulaire dans le pays", analyse-t-il. La ligne extrémiste de la Première ministre sur ce sujet a sans doute inquiété une bonne partie des électeurs.

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