1 min de lecture Pape François

Le pape François qualifie de "calomnie" des soupçons d'abus sexuels dans l'Église

Le souverain pontife a suscité une vague d'indignation au Chili jeudi 18 janvier après avoir pris la défense d'un évêque soupçonné de s'être tu dans une affaire de pédophilie.

Le pape dans la cathédrale de Santiago, le 16 janvier 2018
Le pape dans la cathédrale de Santiago, le 16 janvier 2018 Crédit : Luca Zennaro / POOL / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
et AFP

La polémique déclenchée n'évoque rien de très catholique. Le pape François s'est attiré les foudres des Chiliens jeudi 18 janvier en défendant fermement Juan Barros, un évêque particulièrement décrié au Chili, où il était en visite. Juan Barros est soupçonné d'avoir tu les agissements d'un vieux prêtre pédophile. Réagissant à cette polémique, le pape estime qu'il s'agit d'une "calomnie" sans preuves.

"Le jour où vous m'apportez une preuve contre l'évêque (Juan) Barros, je vous parlerai. Il n'y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C'est clair ?", a lancé le pape, interrogé par de journalistes chiliens dès son arrivée à Iquique, dans le nord du Chili.

En janvier 2015, le pape François avait pris la décision très controversée de nommer Juan Barros à la tête du diocèse d'Osorno (sud), bien qu'il soit soupçonné d'avoir protégé le père Fernando Karadima, un ancien formateur charismatique de prêtres.  Ce dernier a été reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d'avoir commis des actes pédophiles dans les années 1980 et 1990. Il a été contraint à se retirer pour une vie de pénitence.

L'omniprésence de Juan Barros au cours du séjour du pape, très remarquée par les télévisions chiliennes, a fini par parasiter quelque peu les messages du souverain pontife. La visite de ce dernier a été accompagnée de manifestations et de banderoles hostiles à l'Église, dans un Chili en pleine sécularisation.

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Mardi 16 janvier, le pape avait rencontré de manière très privée un petit groupe de victimes d'abus sexuels perpétrés par des prêtres. Le même jour à Santiago, il avait exprimé "sa honte" et sa "douleur" pour ces abus, devant les autorités civiles du pays.

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