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Le Pape dénonce corruption, mafias et demande l'ouverture aux immigrés

À l'occasion d'un déplacement à Turin, le pape François a fustigé la corruption devenue quasi "normale".

Devant le monde du travail, François avait déploré auparavant les manifestations de rejet des immigrés, particulièrement sensibles dans le nord de l'Italie, au moment où l'Union européenne est divisée sur leur accueil
Devant le monde du travail, François avait déploré auparavant les manifestations de rejet des immigrés, particulièrement sensibles dans le nord de l'Italie, au moment où l'Union européenne est divisée sur leur accueil
La rédaction numérique de RTL & AFP

Au moment où l'Union européenne se divise sur l'accueil des immigrés, le pape François a exhorté la foule à ne pas traiter les immigrés "comme des "marchandises" à l'occasion de l'un de ses déplacements à Turin dans le Nord de l'Italie. L'image des immigrés qui traversent la Méditerranée "fait pleurer", a-t-il dit, et "si l'immigration augmente la concurrence (économique), ils ne peuvent en être rendus coupables, parce qu'ils sont victimes de l'injustice, de l'économie du rejet et des guerres".

Alors que la France a bloqué sa frontière au niveau de la petite ville italienne de Vintimille, outrepassant les accords de Schengen qui ont entériné la libre ciculation des personnes, le discours de Jorge Bergoglio sonne comme un rappel des règles. S'adressant au petit matin sur la "Piazzetta Reale, à une foule de représentants du monde du travail du Piémont, Jorge Bergoglio a évoqué indirectement pour les condamner les manifestations de rejet des immigrés, particulièrement sensibles dans le nord de l'Italie. 

Réquisitoire contre la corruption

François a pourfendu des maux italiens : "non à la corruption, qui est aujourd'hui si fréquente qu'elle semble devenue un comportement normal, non aux collusions mafieuses, aux escroqueries, aux pots-de-vin". "Non aussi à une économie de la mise au rebut", a-t-il ajouté, en affirmant que celui qui aujourd'hui ne produit plus est vite exclu selon le modèle "consommer et jeter". 

Ce parler vrai papal semble avoir été droit au cœur des 60.000 Piémontais qui étaient là pour écouter son homélie. Maria, 60 ans, retraitée, a exprimé sa joie de voir enfin ce pape du pays, qui "n'est pas hypocrite". "J'espère que l'entourage, ces politiciens du Vatican, le laisseront travailler". Diego (40 ans) et Barbara (35 ans), employés des postes, sont venus saluer ce pape "honnête qui n'a pas peur de parler de toutes les choses".

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