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Le calvaire des réfugiés civils à Mossoul

REPLAY - Pour fuir les combats entre la coalition et les soldats de Daesh, des familles se lancent sur les routes, dans des conditions très difficiles.

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Adeline François : le calvaire des réfugiés civils à Mossoul Crédit Image : SAFIN HAMED / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

"Je suis fatiguée, je ne peux plus marcher, aidez-moi". La jeune femme de 26 ans vient de s'écrouler à terre, épuisée, famélique. Il ne lui reste pourtant plus qu'une centaine de mètres avant d'atteindre le centre médical installé aux portes de Mossoul mais elle est incapable de faire un pas de plus sous le soleil de plomb. Elle se laisse tomber sur le chemin poussiéreux sous les yeux d'Hélène Sallon, l'envoyée spéciale du journal Le Monde à Mossoul. La jeune femme porte, enroulé dans son bras, un nourrisson fripé et rougeaud, amorphe dans le linge blanc qui l'enveloppe. Il est né il y a 6 jours. Un soldat de la force antiterroriste la porte jusqu'à une maison pour qu'elle se repose le temps qu'un véhicule blindé vienne les récupérer. "On a survécu, on y est arrivé, dit-elle en regardant son bébé. Je vais l'appeler Tahrir." Tahrir signifie libération en arabe.

Avec son mari et son autre fils, ils ont passé les deux derniers jours tapis dans une cave attendant fébrilement que cessent les violents combats dans leur quartier du nord-ouest de la vieille ville. Quand le dernier sniper a été tué, la famille est parvenue à s'enfuir, entamant un long périple à travers les ruines. Ils sont ainsi plus de 8.000 civils à avoir fui la cité historique depuis une semaine. Tous ont subi une fouille corporelle pour s'assurer qu'ils ne portent pas de ceinture d'explosifs comme ces kamikazes qui ont réussi à infiltrer les rangs des réfugiés lors de cette dernière marche. "Les histoires terribles des civils pris au piège", à lire dans Le Monde en kiosque cet après-midi.

La rentrée des nouveaux députés

En France, la rentrée des nouveaux députés. Et la presse les attend de pied ferme : "Les jeunes déboulent à l'Assemblée", s'exclame Le Parisien-Aujourdhui en France, à la veille de la rentrée parlementaire. "Le palais Bourbon aura des allures de campus, 280 nouveaux élus, la plupart de la République en Marche n'ont pas encore 30 ans", écrit le journal qui publie juste en dessous l'interview de Bernard Brochand, député de 79 ans. Il sera le doyen de l'Assemblée nationale : "Arrêtons de parler d'âge", implore-t-il ! Le Figaro s'intéresse au "week-end d'intégration" des députés En Marche dans la salle des fêtes de l'hôtel de Lassay. Objectif, faire naître un esprit de groupe. "Il y avait un côté rentrée des classes, c'était mignon", confie un conseiller ministériel. "À certains moments, on se croyait à un séminaire d'intégration chez Renault...", dit un autre dans le journal L'Opinion. "Séance de team-building pour députés novices", titre de son côté Libération qui revient sur l'élection à main levée de Richard Ferrand à la tête du groupe des députés En Marche. "On aurait pu le faire à l'applaudimètre", dit un élu  présent.

Dans les DNA, Didier Rose résume l’esprit du séminaire : "La semaine dernière, les députés macronistes sablaient le champagne. Ce week-end, on leur a redit à qui ils devaient cette tournée mémorable. Le patron, c'est Macron." Et l'élection de Ferrand tient lieu de notice explicative. Un seul prétendant, pas de discours de candidature, vote à main levée d'office. "Déjà la République en Marche est au renouveau ce que la musique militaire est à la musique", ironise Patrick Apel-Muller de L'Humanité. La majorité entre donc dans le dur, rentrée parlementaire et reprise des négociations sur la réforme du travail. Et peut-être avez-vous remarqué : on n’entend pas les syndicats. Ils sont, comme le souligne Le Parisien, "inhabituellement silencieux". "Oubliées les rodomontades syndicales et les tours de chauffe dans la rue, qui ont jalonné les réformes des retraites ou la loi Travail", écrit le  journal qui explique qu’Emmanuel Macron aurait laissé planer la menace d’une loi de moralisation étendue à la vie syndicale.

Le premier bébé cadum est mort

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Et pendant ce temps, au Parti socialiste. Oui, parce que la presse s'inquiète quand même encore pour le PS, c'est même la une du Figaro ce matin : "Après la débâcle historique, le PS en voie de disparition". C'est aussi en une de L'Opinion : "Le PS n'est pas mort, il bouge encore." Et puis sur le Huffington Post, une petite annonce immobilière. Pas de petites économies pour le PS en cette période de vache maigre qui s'ouvre, le parti socialiste a décidé de fermer sa permanence de Tulle en Corrèze. Là-bas, le candidat PS aux législatives a été battu, il n'y a donc plus de raison d'y avoir un local. Cela faisait pourtant 20 ans que le PS occupait les lieux, François Hollande y est souvent allé avant son élection de 2012. À louer donc, appartement de 140 mètres carrés à Tulle, 36 rue Victor Hugo...

Un dernier hommage pour finir. Hommage à Maurice Obréjan, il est décédé ce week-end à l'âge de 92 ans. Son nom ne vous dit sans doute rien, et pourtant vous connaissez tous son visage joufflu. Il fut le premier bébé cadum en photo sur les savons du même nom. Étienne de Montety lui rend hommage dans sa chronique "Un dernier mot" dans Le Figaro. "Cadum vient de l'huile de cade utilisée pour fabriquer des savons. Tout le monde a connu ou entendu parler de bébé cadum, même George Pérec qui écrivait dans ses "Je me souviens" : "Je me souviens de bébé cadum. Comment était-il élu ? Sans doute par référendUM ! Mais la gloire du bébé cadum était éphémère, un an après son élection, un autre le détrônait. À cadum, multo cadissimum en latin, ça veut dire caduc après avoir été cadet." Une leçon d'humilité pour les députés qui auraient peur de se faire passer un savon.

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