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La zone euro attend lundi pour se décider sur une nouvelle aide à la Grèce

C'est un nouveau coup de tonnerre qui a eu lieu mardi soir. Les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de reporter le déblocage d'une aide cruciale pour éviter la faillite de la Grèce. Le chef de file des ministres, Jean-Claude Juncker, a affirmé "ne pas avoir reçu les garanties par écrit des chefs de la coalition au pouvoir en Grèce concernant la mise en place du programme d'austérité". La décision est repoussée à lundi.

Le siège social de la Banque de Grèce à Athènes, le 14 février 2012.
Le siège social de la Banque de Grèce à Athènes, le 14 février 2012. Crédit : AFP / Louisa Gouliamaki
Brice Dugénie et La rédaction numérique de RTL

La zone euro a décidé mardi de reporter à nouveau un déblocage d'une aide cruciale pour éviter une faillite de la Grèce, faute pour Athènes d'avoir rempli toutes les conditions, alors que certaines voix s'élèvent pour évoquer une sortie du pays de la monnaie commune.
  
Du coup, une réunion de leur forum de l'Eurogroupe, initialement prévue mercredi à Bruxelles pour approuver le plan de sauvetage, a été annulée et remplacée par une simple conférence téléphonique. La décision a été repoussée à lundi.
  
Athènes espérait pourtant s'assurer dès mercredi soir un feu vert pour une aide sans précédent de 230 milliards d'euros en deux volets, prévue en échange de mesures drastiques d'austérité et de réformes: 100 milliards d'euros d'effacement de dette par les banques et 130 milliards d'aide publique.
  
325 millions d'euros d'économies supplémentaires nécessaires
  
A Athènes, le gouvernement grec entend décider "dans les prochains jours" des économies supplémentaires de 325 millions d'euros réclamées par les créanciers. Selon des médias grecs, une partie de cette somme proviendra d'une réduction d'environ 10% des salaires des régimes spéciaux (militaires, policiers, juges, diplomates, universitaires, etc.) et une autre d'une réduction du budget des ministères, dont celui de la Défense.
  
Concernant l'engagement écrit des socialiste et de la droite, pour s'assurer qu'ils tiendront parole sur les réformes y compris après les élections législatives prévues en avril, il "sera prêt mercredi", selon une source au ministère des Finances. Mais c'est trop tard pour plusieurs pays européens qui préfèrent attendre lundi pour trancher.

Le chef du parti conservateur grec va apporter son soutien au plan d'austérité  

Antonis Samaras, chef du parti conservateur grec Nouvelle Démocratie, enverra mercredi un engagement écrit au sujet du plan de renflouement du pays.
   
Le soutien des partis politiques au plan du Premier ministre Lucas Papadémos est jugé indispensable pour convaincre les partenaires grecs au sein de la zone euro de débloquer une aide de 130 milliards d'euros sans laquelle la Grèce pourrait être dans l'incapacité de faire face à ses échéances le mois prochain.
   
La loi votée par 199 députés sur 300, sur fond d'émeutes à Athènes, prévoit 3,3 milliards d'économies par le biais de nouvelles baisses des salaires et des retraites et d'une vague de suppressions d'emplois dans la fonction publique.

La Grèce doit rembourser 14,5 milliards d'euros de créances le 20 mars

Pour éviter la banqueroute, Athènes doit absolument rembourser le 20 mars 14,5 milliards d'euros de créances et obtenir le feu vert de ses partenaires au plan d'aide, qui représente un effort combiné supérieur à la richesse nationale annuelle produite par la Grèce (212 milliards d'euros attendus en 2012).
  
Un défaut de paiement grec aurait "des conséquences dévastatrices", non seulement pour Athènes mais pour l'Europe entière, a mis en garde mardi le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn.
  
Mais le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, n'a pas hésité à laisser entendre que la Grèce pourrait être exclue de la zone euro si elle ne tenait pas ses promesses de réformes et de réduction du déficit budgétaire.
  
"S'ils ne font pas tout cela, je pense qu'alors nous devrons continuer avec 16 pays" dans l'Union monétaire, a-t-il dit. "S'ils ne le font pas, je pense qu'ils s'excluent eux-mêmes de la zone euro", a-t-il insisté.

(avec agences)

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