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La tentative d'évasion de deux ex-otages au Niger

Au cours de leur captivité, Daniel Larribe et Thierry Dol ont tenté d'échapper à leurs ravisseurs en préparant l'opération avec minutie. Récit.

Les otages libérés, Thierry Dol et Daniel Larribe à l'aéroport de Niamey, le 30 octobre 2013.
Les otages libérés, Thierry Dol et Daniel Larribe à l'aéroport de Niamey, le 30 octobre 2013. Crédit : AFP / HAMA BOUREIMA
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La rédaction numérique de RTL
et Isabelle Dath

Deux mois, c'est le temps qu'il a fallu à deux des ex-otages retenus au Niger pour préparer leur évasion tout en ayant conscience des risques. Philosophe, Daniel Larribe le dit : "Il ne fallait pas qu'un jour on puisse se reprocher de ne pas avoir essayé".

Leur fuite dénoncée par des touaregs

Pendant 60 jours, les deux compères ont économisé sur leurs rations alimentaires et échafaudé des plans. Le jour J, ils ont attendu que la nuit tombe, puis ils sont partis dans une direction. Ils ont marqué soigneusement leurs pas pour induire en erreur leurs geôliers avant de partir en sens inverse, en enveloppant leurs chaussures de plusieurs épaisseurs de tissus qu'ils avaient cousues. Le but : masquer leurs empreintes et ne laisser aucune trace dans le sable.

Dans cette incroyable tentative de fuite, ils ont embarqué avec eux 14 litres d'eau, 6 kilos de nourriture et une boisson née de leur imagination : dans une bouteille de soda, ils ont mélangé des miettes de pain, du lait en poudre et du sucre. Une concoction qui s'est révélée, paraît-il, très énergisante.

Daniel Larribe qui est géologue, a toujours été très attentif aux directions qu'ils prenaient quand ils changeaient de campement, pensant se diriger vers Kidal ou Tombouctou. Ne manquant pas d'humour, il glisse : "La prochaine fois je penserai à prendre une carte".

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Après avoir marché des heures et des heures, ils ont croisé des touaregs qui ne les ont pas stoppés mais reconnus, et les ont dénoncés à leurs ravisseurs. C'est comme ça qu'ils ont été repris, 48 heures après leur évasion. Quant ils les ont fait monter dans la voiture, les deux compères en fuite ont compris qu'ils ne les tueraient pas car il valaient plus vivants que morts. Après, "on a dérouillé" à précisé Daniel Larribe qui ajoute dans un éclat de rire : "Mais quelle fierté d'avoir semé des touaregs dans le désert  pendant 48 heures."

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La tentative d'évasion de deux ex-otages Crédit Média : Isabelle Dath | Durée : | Date :
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