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"La Russie ne bloque pas le jeu" en Syrie

INVITÉS RTL - Pierre Lorrain, écrivain et spécialiste de la Russie et Gilbert Potier, directeur général de Médecins du Monde, estiment qu'on ne peut se passer de Vladimir Poutine pour résoudre le conflit en Syrie.

François Hollande et Vladimir Poutine, le 26 novembre 2015 à Moscou
François Hollande et Vladimir Poutine, le 26 novembre 2015 à Moscou
Crédit : ALEXANDER ZEMLIANICHENKO / POOL / AFP
Pierre Lorrain : "La Russie ne bloque pas le jeu" en Syrie
06:26
Yves Calvi & Philippe Peyre

La France peut-elle se permettre de boycotter Vladimir Poutine ? "Si demain un autre pays nous dit "boucherie", "crime de guerre", est-ce qu'on va arrêter l'offensive ?", interroge Pierre Lorrain, écrivain et spécialiste de la Russie qui ne voit pas ce qui justifierait un boycott du dirigeant russe, étant donné que nous avons ou allons bombarder également, avec des victimes civiles inévitables. "Nous parlons de guerre, nous sommes en guerre, la question est de savoir comment on résous un problème alors que la diplomatie a échoué", estime le spécialiste. 


"Ce qu'on dénonce, c'est l’absence de politique et de volonté de résoudre le problème", tranche Gilbert Potier, le directeur général de Médecins du Monde. "Poutine mène une stratégie, elle est possible parce que les autres ne font rien, c'est ça qui pose problème".

Pierre Lorrain insiste. Pour lui, "on ne peut pas se passer de la Russie, c'est le véritable problème. La Russie ne bloque pas le jeu contrairement à ce que l'on dit". On pointe du doigt les Russes, selon lui, mais les Américains sont loin d'être irréprochables : "Il y a un mois, il y a eu un accord de cessez-le-feu entre les Russes et les Américains, ce ne sont pas les Russes qui l'ont rompu, ce sont les Américains", précise Pierre Lorrain qui se désole que l'on ne parle pas de crime de guerre lorsque ce sont nos alliés qui bombardent : "Je crois que nous avons une diplomatie hypocrite", dénonce l'écrivain. "La Russie mène le jeu en Syrie mais après la résolution qu'elle a refusé, elle a présenté une autre résolution sur Alep. Une résolution avancée par le représentant des Nations Unies en Syrie qui prévoyait l'évacuation des djihadistes d’Alep avec des conditions de sécurité. Là, ce sont les Américains et les Britanniques qui ont posé leur veto". 

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