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La note de la dette italienne abaissée d'un cran

L'agence d'évaluation financière américaine Standard & Poor's a abaissé d'un cran lundi ses notes de crédit longue et courte sur l'Italie, tout en conservant une perspective négative sur l'évolution de l'activité économique italienne et redoutant l'incertitude politique. Le déclassement inattendu, à A/A-1 contre A+/A-1+, menace d'alimenter les craintes de contagion de la crise de la dette dans la Zone euro. Cette décision ne reflète pas la réalité et semble inspirée par des commentaires médiatiques ou des considérations politiques, a réagi Silvio Berlusconi. Une mauvaise nouvelle pour les places financières qui ont encore dégringolé face aux risques de faillite de la Grèce, et qui pourraient craindre une contagion à d'autres pays.

Le ministre italien des Finances, Giulio Tremonti
Le ministre italien des Finances, Giulio Tremonti Crédit : AFP / Dominique Faget
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et Philippe Roy-Contancin

L'agence de notation explique que cette décision reflète son opinion sur les perspectives de croissance économiques affaiblies de l'Italie. Le pays était notée "A+" par Standard and Poor's depuis octobre 2006.

"De notre point de vue, les mesures et le calendrier du Plan de réforme nationale de l'Italie ne contribueront sans doute guère à stimuler la performance économique de l'Italie, surtout dans un contexte de resserrement des conditions financières et en raison du programme d'austérité budgétaire du gouvernement", dit S&P.

"Les appréciations de Standard & Poor's semblent davantage dictées par des histoires parues dans les journaux que par la réalité et elles semblent avoir été négativement influencées par des considérations politiques", a déclaré Silvio Berlusconi dans un communiqué. Le président du Conseil italien a déclaré que Rome avait déjà approuvé des mesures pour équilibrer son budget dès 2013 et que le pays adopterait prochainement des mesures pour stimuler la croissance.

Le marché s'attendait plutôt à ce que se soit l'agence Moody's qui la première déclasse l'Italie. Cette dernière avait dit vendredi qu'elle achèverait en octobre l'examen de la note de crédit italienne en vue d'un possible abaissement, évoquant un contexte économique difficile.

Le plan de rigueur italien ne convainc pas

La fragilité de la coalition de Silvio Berlusconi et des divergences au sein du Parlement continueront sans doute de restreindre la capacité du gouvernement à réagir de manière décisive à un environnement macroéconomique intérieur et extérieur difficile, explique l'agence de notation. Dans son scénario le plus négatif, Standard and Poor's table même sur une nouvelle "récession" en 2012 en Italie avec un recul du PIB de 0,6% avant une "modeste reprise" en 2013 et 2014.

Face à un endettement de 1.900 milliards d'euros, équivalant à 120% du PIB annuel, le gouvernement Berlusconi a fait adopter la semaine dernière par le Parlement un plan d'austérité prévoyant 59,8 milliards d'euros d'économies avec l'objectif de ramener le budget à l'équilibre en 2013.

Mais ce plan de rigueur, combinant hausse des impôts et baisse des dépenses et adopté après de multiples modifications et tractations, ne convainc pas.

(Avec dépêches)
Les notes des pays de la Zone euro (20 septembre 2011)

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