1 min de lecture Georges Papandréou

La Grèce se dit confiante pour le déblocage d'un nouveau plan d'aide lundi

La Grèce y croit dur comme fer. Lundi, l'Eurogroupe se prononcera pour ou contre le déblocage de prêts de 130 milliards d'euros. Selon plusieurs médias grecs, l'Etat va commencer à faire des économies dans les régimes spéciaux de la fonction publique (police, armée, justice et hôpitaux), mais aussi dans le budget de défense, les dépenses pharmaceutiques et certaines retraites spéciales.

Brice Dugénie et La rédaction numérique de RTL

La Grèce a confiance

"Nous croyons que nous aurons le feu vert de l'Eurogroupe lundi pour continuer les procédures" visant côté grec à la mise en oeuvre du programme économique exigé par l'UE et le FMI en échange du déblocage de prêts de 130 milliards d'euros et "pour lancer le PSI", a déclaré le porte-parole du gouvernement jeudi.
  
Il s'agit de l'opération, dite Private Sector Involvment, d'effacement de 100 milliards de créances grecques détenues par les créanciers privés de la Grèce, a affirmé le porte-parole, Pantelis Kapsis.
  
A un moment où la Grèce est soumise à d'intenses pressions de l'aile dure de la zone euro, le Premier ministre grec, Lucas Papademos, a entamé une série de contacts avec ses homologues européens en s'entretenant au téléphone mercredi avec la chancelière allemande Angela Merkel, a précisé M. Kapsis.
  
Au sein de l'Eurozone, "divers avis s'expriment", mais "il n'y a pas de questions en suspens" sur ce qui est demandé à la Grèce, "pas de mise en doute du programme" de redressement adopté par le parlement dans la nuit de dimanche à lundi, pas de nouvelles conditions posées à Athènes, a déclaré le porte-parole au cours d'un point de presse.
  
M. Kapsis a confirmé qu'Athènes avait trouvé un accord avec ses bailleurs de fonds sur les moyens de combler un trou de 325 millions d'euros dans le budget 2012. "La question est réglée", a-t-il affirmé.
  
Selon des médias grecs, ces économies proviendront de coupes supplémentaires dans les régimes salariaux spéciaux de la fonction publique (police, armée, justice et hôpitaux), le budget de défense et les dépenses pharmaceutiques, et certaines retraites spéciales.
  
"Les conditions posées ont été totalement remplies, nous considérons que nous avançons normalement", a insisté M. Kapsis, rappelant aussi que comme l'exigeaient l'UE et le FMI, les chefs des deux partis gouvernementaux grecs, le socialiste Georges Papandréou et le conservateur Antonis Samaras, se sont engagés par écrit à mettre en oeuvre la politique économique convenue. 

François Fillon tacle le peuple grec sur les débordements à Athènes

Invité exceptionnel de Jean-Michel Apathie sur RTL vendredi matin, le Premier ministre François Fillon a estimé vendredi que "jouer le défaut de la Grèce" était "tout à fait irresponsable", et souligné par ailleurs qu'il n'y avait aucune "divergence" entre Paris et Angela Merkel, même si "des voix différentes" se faisaient entendre à Berlin. "Ca serait dramatique pour les Grecs eux-mêmes et ça serait dramatique pour les Européens", a-t-il ajouté.
  
François Fillon a déclaré qu'il existait "un engagement du Parlement grec, de l'ensemble des forces politiques grecs de faire ces efforts". "Les banquiers ont accepté d'abandonner 70% des prêts faits aux Grecs. Il faut maintenant que les Européens tiennent leurs engagements. C'est la position que la France défendra", a-t-il assuré.
  
Il a affirmé qu'il n'y avait sur le sujet "pas de divergence avec la chancelière", Angela Merkel, même si on "entend parfois en Allemagne, au gouvernement allemand, s'exprimer des voix différentes".
  
Au passage, M. Fillon a en outre critiqué les violences survenues au cours des derniers jours à Athènes. Les efforts demandés à la Grèce "ne sont pas beaucoup plus importants que ceux que font les Portugais, les Espagnols ou les Italiens, qui eux ne brûlent pas leur capitale", a-t-il déclaré.

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