2 min de lecture Irak

L'Etat islamique revendique dans une vidéo la décapitation d'un 2ème otage américain

Dans une vidéo diffusée ce mardi, les jihadistes de l'Etat islamiste (EI) ont revendiqué la décapitation d'un journaliste américain, Steven Sotloff.

Le journaliste américain Steven Sotloff, au centre de la photo, casque sur la tête, le 2 juin 2011 en Lybie dans la région de Misrata
Le journaliste américain Steven Sotloff, au centre de la photo, casque sur la tête, le 2 juin 2011 en Lybie dans la région de Misrata Crédit : AFP / ETIENNE DE MALGLAIVE
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Dans cette vidéo intitulée "deuxième message à l'Amérique" et diffusée sur internet, on peut voir le journaliste Steven Sotloff, âgé de 31 ans, à genoux, vêtu d'une blouse orange, à côté d'un homme masqué armé d'un couteau.

Ce dernier, vêtu de noir, condamne l'intervention des États-Unis en Irak et porte son arme à la gorge du journaliste. Il présente ensuite un autre otage, un Britannique, et menace de l'exécuter. "Je reviens Obama, et je reviens à cause de votre politique étrangère arrogante à l'encontre de l'Etat islamique", déclare l'homme en noir.

Condamnations unanimes

La Maison Blanche a indiqué qu'elle devait encore confirmer l'authenticité de cette vidéo. L'EI avait menacé de tuer Steven Sotloff dans une vidéo similaire où les insurgés montraient la décapitation de James Foley, qui avait été publiée sur internet le 19 août. Les jihadistes y affirmaient que Steven Sotloff serait le prochain à mourir, si les États-Unis ne cessaient pas leurs bombardements contre les positions de l'EI en Irak.

De son côté, François Hollande a indiqué qu'il condamnait "avec horreur une exécution abominable si elle était confirmée". "Cet acte barbare, après l'assassinat d'un autre journaliste James Foley, révèle la nature ignoble" de l'État islamique, a déploré le Président.

Kidnappé il y a plus d'un an en Syrie

Porté disparu depuis douze mois, Sotloff, 31 ans, aurait été kidnappé le 4 août 2013 à Alep, en Syrie, près de la frontière avec la Turquie. La mère de Steven Sotloff avait récemment imploré le chef des jihadistes Abou Bakr al-Baghdadi d'épargner son fils: "Vous, le calife, pouvez accorder l'amnistie".

Ce fin connaisseur du Moyen-Orient couvrait depuis des années le monde musulman. Natif de Miami (Floride, sud-est), diplômé en journalisme de l'Université de Central Florida, a travaillé à la pige pour le magazine Time, l'hebdomadaire américain Christian Science Monitor, la publication Foreign Policy et plus récemment pour le journal World Affairs.

Il voulait faire un dernier trajet en Syrie

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Ben Taub, journaliste free-lance, l'avait rencontré en Turquie, à la frontière avec la Syrie, peu avant son enlèvement. Ils avaient discuté du passeur qui l'aiderait à franchir la frontière dans un ultime voyage en Syrie pour "une bonne histoire dont il avait gardé les détails". Selon lui, "il était expérimenté (...) il était prudent et il m'a dit qu'il en avait marre". 

"Après plusieurs bières au seul bar de Kilis, Sotloff m'a dit qu'il en avait assez d'être passé à tabac, qu'on lui tire dessus et qu'on l'accuse d'être un espion (...). Il m'a dit qu'il voulait arrêter pour un temps ses reportages, au moins sur les conflits au Moyen-Orient et peut-être reprendre des études en Floride". "Mais d'abord il voulait faire un dernier trajet en Syrie". 

Ben Taub croit que le nom de son passeur est arrivé aux oreilles des jihadistes par la faute d'un photographe canadien imprudent, qui cherchait lui-même à se rendre en Syrie mais y avait renoncé à la dernière minute. 

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