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Karachi : Ziad Takieddine met en cause Jacques Chirac

Ziad Takieddine sort de son silence. Cet homme de l'ombre, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, nie toute implication dans le contrat Agosta, portant sur les sous-marins vendus au Pakistan. Mais il reconnait avoir joué un rôle d'intermédiaire dans la vente de trois frégates à l'Arabie Saoudite (Contrat "Sawari") à une période où Edouard Balladur était premier ministre. Il affirme qu'aucune rétro-commission n'a été versée vers la France. Et sur RTL, il assure avoir été témoin de tensions entre chiraquiens et balladuriens sur ce dossier. Précisément, Ziad Takieddine affirme qu'en 1996, Jacques Chirac a "accusé l'Arabie Saoudite d'avoir participé à la campagne de son ami de trente ans, Edouard Balladur". L'intermédiaire affirme que l'incident n'a pas été suivi d'effets, faute d'enquête.

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La rédaction numérique de RTL
et Jean-Alphonse Richard

Takieddine veut la levée du secret défense

Ziad Takieddine, l'un des principaux protagonistes d'une présumée affaire de corruption lors de la présidentielle de 1995, qui éclabousse plusieurs proches de Nicolas Sarkozy, a demandé jeudi la levée du secret-défense sur les contrats d'armement en cause.

L'homme d'affaires libanais, qui est mis en examen, suggère cette mesure au président français "dans les 24 heures", afin de démontrer son innocence et celle de Nicolas Sarkozy, avec lequel il affirme sa proximité.

"Je connais la dignité de cette personne, qui a contrôlé toute mon action entre 1993 et aujourd'hui. C'est la dignité de la France qui est bafouée aujourd'hui", a-t-il dit sur BFM TV.

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Les acteurs de l'affaire Karachi

"Je dis au président de la République : 'puisque vous être garant de la Constitution, levez le secret-défense sur tous les contrats, notamment sur Agosta et sur Sawari II, pour qu'on crève l'abcès et qu'on arrête de parler de n'importe quoi sur n'importe quoi", a-t-il ajouté.

Le secret-défense a déjà été levé sur divers documents, notamment la semaine dernière sur des pièces des services secrets, mais il pèse toujours sur certains documents liés aux contrats d'armement avec le Pakistan (Agosta) et l'Arabie saoudite (Sawari II) passés sous le gouvernement Balladur.

L'enquête s'oriente vers l'hypothèse d'un détournement d'une partie des commissions "commerciales" organisées par Ziad Takieddine sur ces deux contrats, 84 millions d'euros sur Agosta et 200 millions sur Sawari.

L'argent serait revenu en espèces financer la campagne d'Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole. Le président de la République n'a cependant pas le pouvoir direct de lever le secret-défense.

C'est le ministre concerné, en l'occurrence le ministre de l'Economie François Baroin, qui peut le faire si le juge le demande, après avis d'une commission consultative.

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